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1340. Bertrand du Guesclin a 20 ans

Bataille navale de L’Écluse. bataille de Saint-Omer. Trêve d’Esplechin-sur-Escaut. Naissance de Pierre II d’Alençon. Naissance de Jean, frère de Charles et Louis de Valois.

1340

En mars, le pape Benoît XII apporte son soutien au roi de France Philippe VI de Valois dans ses conflits avec l’Angleterre.

Jean II de Valois à Valenciennes

Au mois de juin, Jean Ier Le Meingre , dit Boucicaut, accompagne l’expédition de Jean, futur Jean II le Bon, duc de Normandie, fils aîné du roi de France Philippe VI de Valois. A la tête de l’armée, il tente de convaincre la ville de Valenciennes de le rallier.

D’abord repoussés par les Valenciennois, les Français sont ensuite assaillis et malmenés par Gérard de Verchain, Sénéchal de Hainaut. Une troupe française, conduite par Guillaume de Craon, attaque et sans doute endommage la « Tour de Maing », le Château des Prés, puis passe l’Escaut à Prouvy et part attaquer Trith.

Trith. 59
Trith. 59 . Trith et Prouvy sont à proximité de Valenciennes. Photo : 06/04/2018.

Une nouvelle fois le Sénéchal de Hainaut sort de Valenciennes pour porter secours aux gens de Trith. Il y rencontre et capture Jean Ier Le Meingre, futur Maréchal Boucicaut, qu’il ramène prisonnier dans Valenciennes. Jean Ier Le Meingre est Maréchal en 1356. 1

Le roi Philippe VI de Valois prépare l’invasion de l’Angleterre

Ce revers n’empêche pas les Français de garder l’initiative La flotte de 200 nefs, est concentrée en Flandre, avec l’objectif d’envahir l’Angleterre et d’aider les Écossais. L’atmosphère est euphorique, on est tellement certain du succès que le plan d’invasion comporte, selon les chroniqueurs, les modalités de répartition et de transport en France du butin escompté.

Édouard III, conscient de la gravité de la situation, rassemble troupes et navires à Orwell, dans le sud-est de l’Angleterre. L’armée anglaise, bien équipée et entrainée par les longues campagnes d’Écosse, est redoutable. Elle compte 20 000 hommes, dont 12 000 archers, et embarque le 22 juin 1340 sur 190 ou 200 navires, soit sans doute 35 000 hommes en comptant les marins. Le lendemain, elle est en vue des côtes flamandes où elle est repérée par les galères du génois Barbavera qui en avise aussitôt les chefs français, Nicolas Béhuchet, et Hugues Quiéret. 2

Nicolas Béhuchet de Musy de La Loupe d’Escrignolles est un financier et un amiral français né en 1288 et mort exécuté le 24 juin 1340. Bourgeois originaire du Mans, Nicolas Béhuchet est dès les années 1310 un agent financier de Charles de Valois. Devenu roi en 1328, Philippe de Valois nomme Béhuchet « maître de ses eaux et forêts ». En 1331, Béhuchet de Musy devient trésorier du roi. Puis il est placé à la tête d’escadres françaises en tant que « capitaine général de l’armée de mer ». 3

Hugues Quiéret, vers 1290–24 juin 1340, seigneur de Tours-en-Vimeu et de Hamicourt, en Picardie, épouse Blanche d’Harcourt en 1312. Il prend part à la guerre de Gascogne en 1324. Avant d’exercer dans la marine, il est conseiller, chambellan, maître d’hôtel du roi, puis sénéchal de Beaucaire et de Nîmes de 1325 à 1332.
Il obtient sa dignité d’amiral de France, le 7 décembre 1335. 4

La flotte anglaise est commandée par l’amiral Robert Morley.

La bataille navale de L’Écluse

Elle se déroule le 24 juin devant l’estuaire du Zwin, ce bras de mer de nos jours ensablé, à Sluis en Flandre zélandaise, aux actuels Pays-Bas.

Le roi Édouard III d’Angleterre, prétendant à la couronne de France, anéantit la flotte de Philippe VI de Valois, dans le port flamand de L’Écluse en aval de Bruges. Sur les 190 navires français présents, 10 venus de Saint-Vaast-la-Hougue, 9 de Barfleur, 8 de la baie des Veys et 4 de Cherbourg sont détruits.

La bataille navale de L'Ecluse
« Encore renforça grandement le roi de France l’armée qu’il tenoit sur mer, et la grosse armée des écumeurs, et manda à messires Hugues Quieret, Barbevaire et aux autres capitaines qu’ils fussent soigneux d’eux tenir sur les mettes (limites) de Flandre, et que nullement ils ne laissassent le roi d’Angleterre repasser, ni prendre port en Flandre ; et si par leur coulpe (faute) en demeuroit, il les feroit tous mourir de male mort. »

C’est la première bataille navale d’importance de la guerre de Cent Ans. Outre une quarantaine de galères méditerranéennes, navires nerveux et maniables, avec des équipages génois expérimentés, menés par le mercenaire génois Barbavera (ou Barbevaire), les Français disposent d’une vingtaine de grandes cogues embarquant 200 hommes d’armes, et environ 130 navires de commerce ou de pêche sur lesquels prennent place chacun une cinquantaine de soldats, soit un total d’environ 30 000 hommes.

Les deux commandants, l’amiral Hugues Quieret et Nicolas Béhuchet, ne sont pas des marins mais des administrateurs chargés en principe d’assurer le transport d’une armée. Ils ont reçu pour ordre d’empêcher le débarquement de l’armée d’Édouard et ont transformé la flotte en barricade sur trois rangs enchaînée d’une rive à l’autre, sauf quatre nefs et les Génois.

Le matin du 24 juin les 250 navires anglais avec 15 000 hommes plus les équipages apparaissent. À midi, avec la marée et le vent portant, l’armada anglaise attaque. Du côté français les arbalétriers ont l’initiative mais rapidement ils sont dominés par la vitesse de tir des archers gallois. Après l’abordage les combats furieux se font sur les ponts. Quieret et Béhuchet parviennent à investir le bateau d’Édouard, La Thomas, et à blesser ce dernier à la cuisse. Mais les chefs français sont fait prisonniers. Immédiatement Quieret est, malgré ses blessures, décapité et son corps jeté à la mer. Pris par l’ennemi, Nicolas Béhuchet est pendu sur-le-champ à cause de la cruauté dont il a fait preuve à Arnemuiden.

Dans l’après-midi, grâce au vent qui a changé de direction, la flotte flamande peut quitter la rive et vient se mêler au combat. La panique s’empare des Français : n’ayant pas d’autre échappatoire que de sauter à l’eau, ils périssent noyés par milliers. Seule la moitié des Génois, dont Barbavera, parvient à s’échapper. La France a perdu 20 000 hommes. 5

Les 200, ou 140, navires français embarquent 40 000 hommes, marins et soldats. Des effectifs colossaux pour l’époque : c’est l’une des plus grandes troupes réunie par un roi de France pendant tout le Moyen Âge. L’armée navale a été rangée en trois lignes parallèles à la côte, les navires liés les uns aux autres par des chaines. Nicolas Béhuchet et Hugues Quiéret, bons combattants, mais marins improvisés, ont transformé la flotte en forteresse flottante. Ne restent libres de leurs mouvements que cinq grandes nefs porteuses de canons placées en avant du dispositif.

Barbavera, seul véritable marin parmi les chefs, s’insurge contre cette tactique qui immobilise la flotte dans un cul-de-sac et laisse l’initiative à l’adversaire. Monté à bord du navire-amiral, le Saint-Georges, il exhorte Hugues Quiéret à lever l’ancre car : « les Anglais auront pour eux le vent, le soleil et la marée, si nous restons au mouillage et vous serrerons tant que vous ne pourrez vous aider. »

Mais Hugues Quiéret refuse catégoriquement de bouger. Ce débat montre que les chefs français n’ont aucune mémoire navale car ils sont à peu près dans la même position que les Flamands 36 ans plus tôt, lesquels avaient été anéantis par la flotte de Philippe le Bel qui avait attaqué de la mer vers l’intérieur de l’estuaire.

Édouard, qui a passé la nuit à quelques encablures de là, a eu tout le loisir d’observer le dispositif français. Au matin du 24 juin, la flotte anglaise quitte son mouillage en profitant de la marée descendante et se positionne face aux Français. Tout se passe alors comme l’a redouté Barbavera : le vent du large et la marée remontante permettent à Édouard de lancer l’attaque générale. Les 5 navires équipés de canons coulent plusieurs assaillants, mais ils sont vite débordés puis capturés.

Les Anglais transposent en mer la tactique de combat terrestre qui fera longtemps leur succès : les archers accablent l’adversaire de flèches avant d’engager le corps-à-corps décisif. Côté français, on a essentiellement embarqué des arbalétriers, lesquels ne parviennent pas à soutenir le rythme de tir ennemi. Leurs équipages décimés par les traits anglais, les nefs françaises sont ensuite prises à l’abordage dans une mêlée acharnée et sanglante.

Barbavera, avec ses 40 galères, se tire du piège et tente de prendre l’adversaire de flanc. C’est alors que les Flamands, voyant les Français en difficulté, décident de se joindre au combat. Une cinquantaine de leurs nefs accourues de Bruges, avec 8 000 hommes embarqués ou à terre, attaquent les Français sur leurs arrières, parachevant leur encerclement.

Le dispositif français est réduit partie par partie, comme les bastions d’une forteresse assiégée. Une trentaine de navires réussissent à sortir de la nasse et à prendre le large avec les galères génoises. À la nuit tombante, les derniers équipages mettent pied à terre et tentent de s’enfuir par les campagnes. Beaucoup sont massacrés par les Flamands qui se vengent des pillages subis dans les jours précédents le combat.

Les pertes sont énormes : 15 000, voire 30 000 morts. En y ajoutant les 9 000 Anglais tués, cette bataille est l’une des plus meurtrières du Moyen Âge. Dans ce combat d’anéantissement, les Anglais n’ont pas cherché à faire de prisonniers : Nicolas Béhuchet et Hugues Quiéret, capturés au milieu de l’engagement, ont été immédiatement mis à mort, comportement rare à une époque où la prise du chef est normalement synonyme de grosse rançon. Édouard III a lui aussi failli être tué, il s’en tire avec une blessure à la cuisse.

« La bataille de l’Écluse est l’une des plus grandes batailles de l’Histoire : non seulement, elle arrête net la nouvelle tentative d’invasion de l’Angleterre, mais ouvre les portes de la France à l’invasion anglaise, et donc à la guerre de Cent Ans. » 6

Le renversement stratégique est complet, même si Édouard III n’exploite pas immédiatement sa victoire et se contente de renforcer ses positions en Flandre. Côté français, le choc est considérable. Comme tout le monde croyait la victoire acquise, personne ne sait comment annoncer la défaite à Philippe VI. On recourt donc à un « fou » du roi ; celui-ci, raillant lourdement la lâcheté des Anglais reculant devant le combat, fit comprendre au roi, par le contraire, qu’il avait perdu sa grande flotte. Les quelques navires restants ne peuvent plus guère jouer qu’un rôle d’interception partielle sur les convois anglais.

Pendant une trentaine d’années, les rois de France vont devoir s’en remettre presque totalement aux alliés génois, bientôt rejoints par les Castillans, pour tenter d’avoir encore une action en mer. On trouve aussi de nombreux corsaires, sans parler de la piraterie, présentée dans les chroniques sous le nom d’« écumerie ». La Manche et les abords de l’Atlantique, cependant, restent sous contrôle anglais. 7

Henry de Grosmond, comte de Derby depuis mars 1337, guerroye contre le comte de Flandre. Il participe à la bataille de l’Écluse, ensuite il retourne combattre en Écosse, puis en Bretagne en octobre 1342.

Édouard III d’Angleterre assiège Tournai

Le 21 juillet, Édouard III d’Angleterre aidé de troupes flamandes met le siège devant Tournai, jusqu’au 25 septembre. Jean, duc de Normandie, secourt la place, accompagné de Jean III, duc de Bretagne et Guy X de Laval, son beau-frère.

Tournai. Belgique
Tournai. Belgique . Le beffroi. Sa construction débute en 1188. Divers arrangements interviennent au cours des siècles. C’est le plus ancien de Belgique. Photo : 06/04/2018.

Les possessions détenues par Hervé VII de Léon en France et en Normandie, l’oblige à servir sous la bannière du roi de France. Il est en Flandre dès l’été 1340. 8

La défaite de Robert III d’Artois à Saint-Omer

Le 26 juillet, c’est la défaite de Robert III d’Artois à Saint-Omer. 9 La bataille de Saint-Omer est une action de grande envergure. La campagne est lancée à la suite de la bataille de L’Écluse mais se montre défavorable aux Anglais. Elle entraîne peu de changement dans la situation des deux parties.

Saint-Omer. 62
Saint-Omer. 62 . Ruines de l’abbaye Saint-Bertin. Sa construction commence en 1325. Photo : 07/04/2018.

Eudes IV de Bourgogne défend Saint-Omer contre Robert d’Artois, puis aide Charles de Blois dans le conflit qui l’oppose en Bretagne à Jean de Montfort. 10

La Trêve d’Esplechin-sur-Escaut

Le 25 septembre, la Trêve d’Esplechin-sur-Escaut 11 est conclue entre les deux rois. Elle inclut la Bretagne, le duc Jean III accompagne le roi Philippe VI de Valois et passe l’hiver avec lui jusqu’à Pâques 1341. Jean III prend alors le chemin de son duché de Bretagne et meurt à Caen. 12

Naissance de Jean le 30 novembre à Vincennes

Jean Ier de Berry, dit Jean le Magnifique, est le troisième fils du roi de France, Jean II dit le Bon et de Bonne de Luxembourg. Il meurt 15 juin 1416 à Paris.

Vincennes. 94
Vincennes. 94. La Sainte Chapelle. Photo : 29/05/2005.

Jeanne Bacon a de nombreux prétendants

En Normandie, Jeanne Bacon épouse Guillaume Bertran, vicomte de Roncheville 13. Jeanne Bacon est née du second mariage de Roger V Bacon et d’Eléonore de Villiers, Villers-Bocage. Elle a un demi-frère Robert, mort en bas-âge, né du premier mariage de Roger avec Aelis d’Asnières. Son autre frère, Guillaume, né du second mariage de Roger, est lui aussi mort en bas âge. 14 Jeanne est l’unique héritière du fief de la famille Molay Bacon. Deux grandes familles se disputent alors la main de Jeanne, les Bertran(d) de Briquebec et les d’Harcourt.

Colombières. 14
Colombières. 14. Le château construit par les Bacon du Molay. Photo : 22/04/2014.

Guillaume Bertran, ou Bertrand, Vicomte de Roncheville, est le second fils de Robert VIII Bertrand de Bricquebec et de Laurence du Merle, sœur du maréchal Foulques du Merle. 15 Son époux meurt au cours de la bataille de Mauron, en Bretagne, le 14 août 1352. 16

Les armes des Budes

En Bretagne, Guillaume Budes, seigneur du Plessix-Budes et d’Uzel, porte en 1340 un pin arraché. Silvestre, son fils, gonfalonier de l’Église romaine, scelle des armes d’Uzel, c’est-à-dire, une bande chargée de 3 besants. Puis le pin de Guillaume Budes reparaît accosté de 2 fleurs de lys, par concession du roi Charles V, et est ensuite sommé d’un épervier dans plusieurs branches collatérales de la même famille. 17

Marie de Dinan épouse Jean de Coatmen

La seigneurie de Runefaou, ou Runefau, ou Runfao, située en Ploubezre, est au comte de Runefau. Cette seigneurie, qui porte le titre de châtellenie, est issue en juveigneurie de la vicomté de Tonquédec. C’est au 13ème siècle que Runefau est détachée de Tonquédec au profit d’une cadette de cette maison ayant épousé Geffroy de Dinan-Montafilant.

Cette seigneurie possède une haute, moyenne et basse justice. Les seigneuries de Kerhuel-Kerbériou et Lanascol, à Ploumilliau, celles de Coatrédrez, Kergrist et Kerninon sont inférieures à Runefau, ainsi que celles de Guerguiniou, Keranglas, Kerbuzic et Kerdu-Raison en partie.

Propriété de Marie de Dinan, fille de Rolland et de Thomasse de Chateaubriant, en 1340, qui épouse Jean 1er de Coatmen. Leur fils Rolland III combat aux côtés de Bertrand du Guesclin en 1371. 18

Tonquédec. 22
Tonquédec. 22 . Le château. Photo : 30/03/2006.

Françoise de Dinan épouse Jean de Proisy, baron de La Boue, qui reçoit Runefau en usufruit. 19

Philipotte Ruffier épouse Raoul V de Coëtquen

Saveline du Guesclin, née vers 1290, est la fille d’Olivier du Guesclin, seigneur de la Ville-Anne et de son épouse Amicie. La dite Saveline est émancipée par son père, au mois d’octobre 1340. C’est l’épouse de Jean Ruffier. Leur fille unique Philipotte Ruffier, née vers 1325, dame du Vau-Ruffier, de la Ville-Anne en Saint-Servan et Rougé en Tréfumel épouse Raoul V de Coëtquen. 20

Une autre dame de Vau-Ruffier est l’épouse de Bertrand de Saint-Pern, parrain de Bertrand du Guesclin.

Jehan Ier de Coëtquen accompagne Bertrand du Guesclin en Espagne et combat pour Charles de Blois.

Bertrand du Guesclin, oncle de Bertrand du Guesclin, se marie

La Roberie 21 appartient pendant plusieurs siècles à la famille Du Guesclin par suite du mariage, vers 1340, de Bertrand Du Guesclin, 22 seigneur de Vauruzé, avec Thomasse Le Blanc, dame de la Roberie. 23

Naissance de Pierre II d’Alençon

Pierre II de Valois, d’Alençon, naît en 1340. C’est le fils cadet de Charles II d’Alençon, comte d’Alençon et du Perche, et de Marie de la Cerda. Armé chevalier en 1350, il est l’un des otages envoyés en 1360 en Angleterre en échange du roi Jean II le Bon, fait prisonnier à Poitiers en 1356. Il ne revient en France qu’en 1370. La même année, il achète le fief de Châteauneuf-en-Thymerais 24 à Robert de Pont-Audemer.

Alençon. 61
Alençon. 61. La basilique Notre-Dame d’Alençon. Nef du 15ème siècle, porche flamboyant, début 16ème siècle. Photo : 08/2001.

Il s’engage sous les ordres du duc Jean de Berry et combat en Aquitaine avec son frère cadet Robert, contre les Anglais. Ils prennent Limoges, mais échouent devant Usson en 1371. Il combat ensuite en Bretagne avec Bertrand du Guesclin, il est blessé durant l’assaut d’Hennebont, Morbihan.

En 1388, il accompagne Charles VI dans une expédition contre Guillaume VI, duc de Gueldre et de Juliers.

En 1401, il passe un accord avec Guy XII de Laval, seigneur de Laval pour délimiter leurs juridictions réciproques.

Il meurt à Argentan le 20 septembre 1404, il est enterré à la chartreuse du Val-Dieu, à Feings. 25

Vers 1340, il y a la famine et une épidémie de peste en Provence

Jean II de Rougé soutient Alphonse XI le Juste, roi de Castille

Le 30 octobre, le sultan mérinide Abû al-Hasan ben Utman est battu sur terre par les Castillans à la bataille du rio Salado, Tarifa, à l’extrême sud de l’Espagne. Fort de cet exploit, Alphonse XI le Juste, le roi de Castille, contrôle totalement le détroit et prend en 1343 le stratégique port d’Algésiras.

Jean II de Rougé, seigneur de la Motte-Glain26 est issu de la maison de Rougé. Fils de Jean Ier de Rougé, et de Philippine de Saffré, petit-fils d’Olivier IV de Rougé, il fait partie des seigneurs qui portent secours à Alphonse XI le Juste, roi de Castille, attaqué par les musulmans de Grenade et les Mérénides Berbères. Il se trouve à la bataille de Tarifa, et au siège d’Algésiras. 27

Bertrand du Guesclin n’imagine pas que ses combats le mèneront en Aragon et Castille.