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L’Âge du Fer

La découverte du fer engendre l’abandon du bronze.

Etalé sur une plage chronologique allant de - 750 ans avant J.-C. à la Conquête Romaine, l’Âge du Fer se divise en deux périodes : le premier Âge du Fer souvent appelé « Hallstatt » et, à partir de - 500 ans, le second Âge du Fer connu sous le nom de « La Tène ».

L'Âge du Fer
L’Âge du Fer. Extrait de « Histoire de Bretagne ». Tome 1, page 13.

Le fer utilisé depuis plus d’un millénaire dans le Moyen-Orient ne touche nos régions occidentales que très tardivement. Ce nouveau matériau se présente comme une importante évolution technologique qui va précipiter l’abandon du bronze.

Si la sidérurgie ne remet pas en cause la nouvelle société installée par la culture précédente, elle paraît vouloir démocratiser la diffusion des outils et armes. Devenu plus performant, l’outillage améliore les rendements du monde productif. Mieux équipés, les guerriers s’engagent dans des conflits dévastateurs.

L'Âge du Fer
L’Âge du Fer . Extrait de Histoire de Bretagne. Tome 1, page 14.

La stabilité parfois relative des micro-sociétés favorise l’expansion commerciale et les échanges culturels.

L'Âge du Fer
L’Âge du Fer. Extrait de « Histoire de Bretagne ». Tome 1, page 15.

Les Gaulois entretiennent de nombreux rapports avec le monde romain et les peuples voisins. Dans ces sociétés organisées autour d’un chef (Rex), on trouve une classe guerrière noble, celle des prêtres et les producteurs.

Cette structuration en communautés assez indépendantes assure une certaine quiétude aux diverses peuplades gauloises.

L'Âge du Fer
L’Âge du Fer. Extrait de « Histoire de Bretagne ». Tome 1, page 14.

Les villages sont généralement ouverts. Parfois, poussés par un climat d’insécurité, les fermes et les agglomérations se retranchent derrière de puissants fossés et remparts de terre et bois.

L'Âge du Fer
L’Âge du Fer. Extrait de « Histoire de Bretagne ». Tome 1, page 14.

Des caves collectives, creusées dans la roche, dénoncent aujourd’hui les lieux d’habitation.

Les coutumes funéraires poussent les Gaulois à construire de grandes tombes à char pour leurs chefs, des tombelles circulaires dans lesquelles un coffre de pierre est aménagé pour les hiérarchies intermédiaires.

Pratiquant également l’incinération, ils regroupent les restes de leurs morts dans des cimetières baptisés « champs d’urnes ». Ces espaces sont souvent matérialisés par la présence de stèles en pierre. La présence de ces pierres ne peut s’apparenter à un retour vers le mégalithisme.

Les stèles empruntent au granit le matériau qui permet de les façonner. Tantôt hémisphériques, tantôt longilignes, elles peuvent être ornées de rainures, de chanfreins ou cannelées. Leur taille peut varier de quelques décimètres à près de 2 m de hauteur. Parfois parfaitement travaillées, leurs surfaces présentent des décors très élaborés.

Peillac. 56
Peillac. 56. Stèle installée près de l’église.

Jules César envahit la Gaule qui devient gallo-romaine après sa victoire à Alésia en 52 avant J.C.

La Guerre des Gaules
La Guerre des Gaules. Extrait de « Histoire de Bretagne ». Tome 1, page 17.