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1380. Bertrand du Guesclin a 60 ans

Mort de Bertrand du Guesclin à Châteauneuf-de-Randon. Les 4 tombeaux de Bertrand du Guesclin. Mort du roi Charles V. Sacre de Charles VI.

Robert Knolles revient auprès du duc Jean IV de Bretagne

Sous les ordres de Thomas de Gloucester, comte d’Essex et de Buckingham, Robert Knolles reprend cependant pied en Bretagne et aide Jean IV à reconquérir son duché. Le chef de guerre termine sa carrière sur une bonne note. 1

20 janvier. Louis, duc d’Anjou, fait son entrée dans Montpellier révoltée

Après son échec dans l’administration du Languedoc il est rappelé et remplacé par Bertrand du Guesclin (23 avril).

28 février. Siège de Châteauneuf-de-Randon

1er mars. Un traité d’alliance est signé à Westminster entre l’Angleterre et le duc de Bretagne

Avril. Les États bretons sollicitent le roi de France Charles V

Les représentants des États bretons inquiets de la présence anglaise envoient une supplique au roi Charles V afin qu’il accorde son pardon au duc et lui permette de conserver son héritage.

Bertrand du Guesclin veut rendre son épée de Connétable

Dans cette expédition, le connétable ne voyait qu’un épisode de la guerre aux Anglais, maîtres de tant de places en Bretagne.

Mais les Bretons y virent la main-mise de la France sur le duché. Les amis et les proches du connétable se détournent de lui, comme d’un traître ; et du Guesclin, au lieu de faire la guerre, prépare un accommodement. Grâce à lui, ses amis les ducs d’Anjou et de Bourbon, frère et cousin du Roi, s’arrêtent à Pontorson, sans passer le Couesnon ; et, le 22 mai 1380, le Roi nomme des commissaires pour régler les conditions de la paix

[Note : C’est à ce moment que du Guesclin, accusé de trahir la France, mais défendu par les ducs d’Anjou et de Bourbon, renvoie au Roi l’épée de connétable. Charles V l’appelle et le supplie de la reprendre. Du Guesclin se rend aux instances du Roi ; mais à une condition, c’est qu’il ne servira plus en Bretagne.

Il part pour le Languedoc, où il meurt (13 juillet 1380) de maladie ou de chagrin, léguant son cœur à la Bretagne. A l’inauguration de la statue du connétable à Dinan, un orateur a représenté du Guesclin comme « le Breton par excellence » ; puis il a dit : « Il obéissait au Roi partout et toujours. Il a obéi jusqu’au sacrifice de ses sentiments les plus profonds, jusqu’à étouffer le breton en lui, à cette pensée royale, grandiose et prudente où s’élaborait l’unité française .... ». Contradiction.... Comment a-t-il été le breton par excellence, s’il a étouffé le breton en lui ?]. 2

Mai. Bertrand du Guesclin est au Puy

Le roi demande à Bertrand du Guesclin de se rendre dans le Massif Central pour le délivrer de l’envahisseur anglais. Châteauneuf-de-Randon était alors l’un des nombreux châteaux de la région détenus par les Anglais et le refuge de nombreux pilleurs qui s’attaquaient aux pays du Velay. En arrivant au Puy, en mai 1380, la population demande alors à Bertrand du Guesclin de s’attaquer à Châteauneuf. 3

LePuy. 43
LePuy. 43. Façade de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Annonciation. Photo : 06/07/2009.

Le pape gévaudanais Urbain V tente de faire défendre son pays assailli depuis août 1365.

Vers 1379, les États du Gévaudan tentent de négocier avec les Anglais qui détiennent l’Auvergne, le Rouergue et donc le Gévaudan.

Ces négociations se révélant infructueuses, le roi demande à Bertrand du Guesclin, depuis libéré, de se rendre dans le Massif central pour le délivrer de l’envahisseur anglais. 4

10 juin. Bertrand du Guesclin est à Clermont

Il combat les routiers dans le Bourbonnais et l’Auvergne. N’est-il pas d’abord passé par Clermont et Brioude avant de se rendre au Puy ? 5

Il est loin d’imaginer que dans quelques semaines il y repassera dans un convoi funèbre !

Bertrand du Guesclin est à Brioude

Il vient dégager la ville de ses routiers. 6

Brioude. 43
Brioude. 43. Basilique Saint-Julien. Photo : 06/07/2009.

20 - 26 juin. Siège de Corbière-Vieux - Chaliers

La bataille de l’armée royale commandée par Bertrand du Guesclin et soutenue par les arbalétriers du consul de Saint-Flour, contre des bandes de routiers qui semaient le terreur dans le pays et qui s’étaient emparés du château.

Bertrand Du Guesclin met le siège au château de Corbière-Vieux pour libérer le château de Chaliers.

Avec eux, 2 balistes, 5 canons-perriers, 252 pots de feu grégeois, sans compter les provisions de bouche et les 16 charges de vin. Le siège dura 6 jours sous une pluie de feu grégeois et de boulets de pierre. Le 26 juin, la brèche est ouverte, l’assaut décisif est livré et les occupants du château, hommes du routier Chopin de Badefol, sont réduits à la capitulation. 7

Chaliers. 48
Chaliers. 48 . Une sorte d’éperon. Photo : 10/05/2016.

Après cette victoire, Bertrand du Guesclin se rend avec l’ost royal vers Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan.

29 juin. Jeanne 1ère de Naples désigne le duc Louis Ier d’Anjou comme héritier aux dépens de Charles de Duras qui se révolte.

La reine Jeanne adopte Louis d’Anjou semant la panique en Provence qui se partage en deux : d’un côté les partisans de Louis d’Anjou entrainés par les villes de Marseille et d’Arles, de l’autre ceux de Charles Duras regroupés autour des villes d’Aix-en-Provence, Tarascon et Nice. 8

Fin juin. Bertrand du Guesclin arrive à Châteauneuf

Il commence alors par l’Auvergne, libérant le château de Ruines, proche de Saint-Flour et propriété de la baronnie d’Apcher.

Recrutant alors des soldats, et relayé par ceux envoyés par Le Puy, il fait route vers Châteauneuf.

On estime que c’est vers fin juin qu’il arrive vers le château. Commence alors le siège devant la forteresse de Châteauneuf. Vraisemblablement, les troupes de Du Guesclin étaient parvenues à encercler la citadelle, le camp principal se situant vers le lieu-dit de l’Habitarelle.

Le blocus et les batailles y sont terribles sous la chaleur de ce mois de juillet 1380, et une trêve est accordée aux assiégés, en échange de quoi ils promettent de se rendre s’ils ne sont pas secourus.

Les secours ne semblent pas arriver et Du Guesclin est proche de conquérir Châteauneuf quand il tombe malade.

La légende veut qu’en rentrant d’un combat en direction du camp de l’Habitarelle, il se soit désaltéré à la fontaine de la Clauze. La chaleur et la rudesse du combat associées à une eau trop froide auraient provoqué une congestion.

Châteauneuf-de-Randon. 48
Châteauneuf-de-Randon. 48 . Vestiges de la Tour des Anglais. Photo : 16/10/2007.

La tradition attribue son décès à la consommation d’eau glacée pendant les chaleurs de l’été, une allégation commune à cette époque. Il aurait étanché sa soif à la fontaine de la Cloze / Glauze (selon les sources), visible au hameau d’Albuges. 9

Le connétable reçoit les derniers sacrements vers le 10 juillet, alors que pendant ce temps les Anglais s’apprêtent à rendre les clés de la citadelle.

Il meurt le 13 ou le 14 juillet 1380, avec pour dernier fait d’armes d’avoir libéré Châteauneuf. Des divergences existent cependant sur la date à laquelle les Anglais ont rendu les armes, en effet ceux-ci avaient promis de les rendre à Du Guesclin et sa mort aurait pu provoquer un sursaut d’orgueil. 10

Mais les troupes françaises, pleurant leur connétable, jurent de passer à trépas quiconque tenterait un acte héroïque, exécutant également les otages.

Les Anglais auraient ainsi préféré se rendre plutôt que de perdre des hommes. 11

Mort de Bertrand du Guesclin
Mort de Bertrand du Guesclin. Bertrand du Guesclin reçoit les clefs de Châteauneuf-du-Randon. (Manuscrit de la Chanson de Bertrand Du Guesclin).

Pons de Chanaleilles y fut aussi blessé mortellement le même jour, 13 juillet 1380. 12

Dernières volontés de Bertrand du Guesclin

... il fit son testament, le 9 juillet, et y ajouta le jour suivant un codicille. Nous avons sous les yeux cette pièce.

"Au nom de la benoiste Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, y est-il dit, nous, Bertrand Du Guesclin, comte de Longueville, sain de notre pensée combien que, par grâce de Dieu, nous soïons infirme de corps, sçavant qu’il n’est rien plus certain que la mort, ne rien plus incertain que loure d’icelle, ne voulant pas rester intestat, faisons et ordonnons notre testament en la forme et manière que suit, etc."

Ses dispositions testamentaires sont, du reste, en petit nombre. Elles ont trait aux legs qu’il fait aux églises pour le repos de son âme ; au lieu de sa sépulture qu’il élit "en l’église des Jacobins de Dinan, en la chapelle de ses prédécesseurs ;" au règlement de ses dettes et à quelques legs dont le principal assure à Bertrand Du Guesclin, fils de son cousin Olivier, une pension de cent livres. Cette dernière disposition est confirmée et amplifiée par le codicille.

Le connétable désigne messire Olivier de Mauny , messire Hervé de Mauny et Jean Le Bouteiller pour ses exécuteurs testamentaires.

Les dernières lignes du testament nous apprennent que Du Guesclin n’était pas campé, sous une tente, au milieu des siens, comme on pourrait le croire d’après les récits erronés de quelques historiens : « Ce fust fait, y lit-on, en la maison de notre habitation, au siège devant Chasteauneuf-de-Randon, en la sénéchaussée de Beaucaire, l’an et le jour dessus dicts. » 13

Les derniers mots de Bertrand du Guesclin

Appelés auprès du lit du connétable, le maréchal de Sancerre, qu’il tient pour "moult bon chevalier," messire de Mauny et "la chevalerie du siège" recueillent ses derniers adieux.

"Seigneurs, leur dit-il, de vostre compaignie me fauldra brierfvement partir pour la mort, qui est à tous commun. Par voz vaillances et non par moy, m’a tenu fortune et grant onneur en toute France, en mon vivant, et, à vous, en est tout l’onneur, qui mon âme à vous recommande. Certes, Seigneurs, bien avoie intencion de briefvement par voz vaillances achever les guerres de France, et au roy Charles rendre tout son royaume en obéissance ; mais compaignie à vous ne puis tenir doresnavant. Et non pourtant je requiers Dieu, mon Créateur, que couraige vous doint toujours envers le roy, que par vous, sire mareschal, et par voz vaillances et de toute la chevalerie, qui tant vaillamment et loyaulment se sont toujours portés envers luy, ses guerres soient affinées". 14

Raoul IV de Coëtquen est présent. 15

Louis de Sancerre est présent au siège de la forteresse de la baronnie de Châteauneuf-de-Randon. Alors que le maréchal de Sancerre s’était avancé sur les bords du fossé de la forteresse assiégée, et avait sommé le gouverneur de rendre la place : ce dernier répondit qu’il avait donné sa parole à Du Guesclin et qu’il ne se rendrait qu’à lui. Alors de Sancerre avoua que le connétable venait de décéder. « Eh bien ! reprit le gouverneur, je porterai les clefs de la ville sur son tombeau. » Louis de Sancerre fit préparer la cérémonie d’enterrement du connétable. 16

Alain de Beaumont est présent.

Châteauneuf-de-Randon. 48
Châteauneuf-de-Randon. 48 . Cénotaphe de Bertrand du Guesclin. Photo : 28/05/2015.

Dernières volontés de Bertrand du Guesclin pour Charles de Blois

Or, dans ce même temps, parmi les pèlerins qui s’agenouillaient sur la tombe du vénérable Charles de Blois, il en était venu un que personne n’avait remarqué peut–être, et qui cependant rendait au vaincu d’Auray le plus glorieux et le plus illustre des hommages : ce pèlerin inconnu représentait Bertrand Duguesclin. Le connétable, à la veille de mourir, et faisant connaître ses dernières volontés, avait dicté ces propres paroles :

« Nous ordonnons qu’un palerin soit pour nous envée en véage à saint Charles et à saint Yves, en Bretagne, et à chacun d’iceux cinq cents livres de cire ». 17

Pons de La Garde évêque de Mende

En 1376 Pons de La Garde est nommé à l’évêché mendois, et devient donc comte de Gévaudan. Les années de son épiscopat sont parmi les plus sombres du pays, assiégé par les Anglais et les Grandes Compagnies. C’est lui qui est comte de Gévaudan lorsque le connétable Bertrand du Guesclin trouve la mort à Châteauneuf-de-Randon. 18

L’incroyable convoi funèbre

Du Guesclin avait souhaité que son corps reposât en Bretagne après sa mort. Pour exaucer son vœu et comme la route était longue et qu’il faisait chaud, on décida de l’embaumer.

En l’absence des embaumeurs royaux, on éviscéra et décervela le corps qui fut baigné dans une mixture de vin et d’épices.

Le corps du connétable fut embaumé, et, sous la conduite d’Olivier de Mauny et d’Alain de Beaumont, transporté d’abord au Puy-en-Velay. Il y resta exposé pendant un jour dans l’église des Jacobins de cette ville, dont les habitants firent célébrer un service solennel, le 23 juillet suivant, en l’honneur de l’illustre mort. 19

Le Puy. 43
Le Puy. 43 . Le tombeau des entrailles de Bertrand du Guesclin à l’église Saint-Laurent. Photo : 06/07/2009.

Les viscères furent inhumées en l’église du couvent des Dominicains du Puy-en-Velay. Mais l’effet escompté ne fut pas obtenu, et quelques jours plus tard, un nuage de mouches obscurcit le cortège, suivant de près la charrette sur laquelle le corps était déposé.

À Montferrand, il fallut le faire bouillir dans un grand chaudron d’eau et de vin aromatisé d’épices pour détacher les chairs du squelette, cette pratique originale s’appelant le mos Teutonicus, l’« usage teuton ». Les chairs furent inhumées au couvent des Cordeliers de Montferrand. 20

Le corps arrive le 18 juillet à Montferrand. 21

Le squelette et le cœur poursuivirent leur route vers la Bretagne jusqu’à ce que le roi Charles V prît la décision de faire enterrer les ossements de son défunt connétable dans la basilique royale de Saint-Denis, aux côtés des rois de France.

Sa sépulture sous un gisant en armure avec ses deux solerets, genouillères et cubitières, un surcot et un baudrier sur lequel est attaché d’un côté une dague anachronique, de l’autre côté l’épée dans son fourreau de cuir et l’écu en métal doublé de cuir et gravé avec ses armoiries, l’œil gauche percé, marque d’un coup de lance reçu en combattant les Anglais en 1364. 22

Ses entrailles ont été enterrées au Puy, les chairs à Montferrand dans l’église des Cordeliers (détruite en 1793), le squelette à Saint-Denis, et le cœur à Dinan, déposé d’abord dans l’église des Jacobins, et aujourd’hui dans l’église St-Sauveur.

Quatre sépultures pour un homme, alors que les rois de France n’avaient que trois tombeaux (cœur, entrailles, corps).

Le squelette est inhumé dans la basilique Saint-Denis près du sépulcre que Charles V a fait préparer pour lui. 23

Saint-Denis. 92
Saint-Denis. 92. Photo : 25/10/2016.

Olivier de Mauny rapporta le cœur du Connétable de Châteauneuf-de-Randon à l’église des Jacobins de Dinan.

" Après Montferrand, on s’arrêta à Vichy, à Billy, à Varennes, à Moulins, puis au Mans où par ordre du roi on bifurqua sur St-Denis, Charles V ayant décidé que Du Guesclin serait inhumé au pied de son propre gisant. On avait cependant conservé le cœur qui parvint à Dinan... 24

Billy-sur-Allier. 03
Billy-sur-Allier. 03. Château fort du 13ème siècle. Photo : 06/03/2002.

Le corps de Bertrand Du Guesclin est ramené par voie d’eau en 1380. Château-sur-Allier voit passer son convoi funèbre sur l’Allier. 25

Château-sur-Allier au Mans ? à Dinan ?

Je ne trouve plus aucune source qui précise les routes suivies soit par le squelette soit par le cœur.

Pour certains le squelette et le cœur vont à Dinan et c’est à leur arrivée que le squelette repart vers Saint-Denis. 26

Le peuple du Mans surtout se signala. Il n’avait pas oublié qu’il devait à Du Guesclin la conservation de leur ville contre les Anglais. Ces habitants arrêtèrent le convoi, et voulaient conserver chez eux les restes de leur bienfaiteur. Mais il arriva des ordres du roi avec un cortège pour accompagner en grande pompe le corps jusqu’à Saint-Denis, lieu de la sépulture des rois. 27

Sa dépouille, sur ordre du roi Charles VII, a été déposée dans la crypte des rois de France à Saint Denis ("Denis cloistres"), alors que les bourgeois du Mans lui avaient préparé un tombeau, et que ses entrailles sont enterrées au Puy-en-Velay dans l’église des Cordeliers. 28

Pour les Anglais, Bertucat d’Albret prend Montferrand, en mars, Châteauneuf-de-Randon, où le connétable Bertrand Du Guesclin a trouvé la mort pendant le siège, et Chaliers en avril. Il meurt en septembre 1383. 29

Bertrand du Guesclin pleuré à Pontorson

À l’annonce de sa mort, Pontorson prend le deuil en présence de sa seconde femme, Jeanne de Laval. Et Laurent de Faye, évêque d’Avranches vient y prononcer l’éloge funèbre du rude guerrier. 30

Dinan. 22
Dinan. 22. Le cardiotaphe. Photo : 08.01.2016

16 septembre. Décès de Charles V le Sage, roi de France

Il a 42 ans et a régné 16 ans.

Charles V meurt avant la fin de la reconquête, les Anglais restent maîtres de Bordeaux, Bayonne, Brest, Cherbourg et Calais, ce qui leur permet toujours de débarquer où bon leur semble.

La réconciliation de Jean IV avec Charles VI est alors possible et donne lieu au second traité de Guérande le 4 avril 1381. Jean IV rend l’Hommage à Charles VI et s’engage auprès de la noblesse bretonne à abandonner l’alliance anglaise. Il peut gouverner en paix son duché. Pour contrer l’effet de la tentative de confiscation du duché par Charles V, un ensemble de récits et de documents visent à exalter un sentiment national breton, de même le cérémonial de couronnement ducal à Rennes est élaboré à l’imitation d’un couronnement royal. Cette autonomie retrouvée par Jean IV assurera la maison de Monfort à la tête du duché, son fils Jean V règne ainsi près d’un demi-siècle. 31

16 septembre. Début du règne de Charles VI

Dit le Bien-Aimé, il est roi de France jusqu’en 1422. Mineur, il règne sous la tutelle de ses oncles les ducs d’Anjou, de Berry, de Bourgogne et de Bourbon (fin en 1388).

2 octobre. Louis, duc d’Anjou est déclaré Régent du royaume de France

À la mort de son frère Charles V (1380), Jean de Berry est nommé un des tuteurs du jeune roi Charles VI conjointement avec les ducs d’Anjou et de Bourgogne ; mais il ne se signale que par son avarice et sa rapacité. 32

4 novembre. Sacre de Charles VI à Reims

19 novembre. Charles VI nomme Jean de Berry lieutenant général du Languedoc

28 novembre. Olivier V de Clisson devient connétable de France

A la mort de du Guesclin, qui arriva en 1380, le roi ne trouva personne plus digne de le remplacer dans la dignité de connétable que le sire de Clisson. L’année suivante, le duc de Bretagne fit un traité d’alliance avec le nouveau connétable par lettres données à Vannes, et dans lesquelles il l’appelle son très-cher et féal cousin, mais cette alliance ne fut pas de longue durée. 33

En avril-mai 2019, je suis allé marcher sur les traces du convoi funèbre de Bertrand du Guesclin. Je rédigerai mon article sur ce parcours entre Mende et Moulins plus tard...