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1363. Bertrand du Guesclin a 43 ans

Bertrand du Guesclin est à Bécherel, Guingamp, Carhaix, Callac, Roscoff. Il épouse Tiphaine Raguenel, elle a 28 ans.

10 février. Nicolas Oresme est nommé chanoine à la Sainte Chapelle, à Paris

Raoul de Tréal évêque de Rennes

Raoul de Tréal est un ecclésiastique breton, il est évêque de Rennes de 1363 à 1383. Il meurt à Rennes en 13 février. 1

Geoffroy de Servon abbé du Mont Saint-Michel

Geoffroy de Servon, né au XIIIe siècle est un bénédictin, vingt-neuvième abbé du Mont Saint-Michel, de 1363 à 1386. 2

Le Mont-Saint-Michel. 50
Le Mont-Saint-Michel. 50. Photo : 10/05/2018.

29 mars. Pierre Ier de Lusignan prépare une croisade

L’appel à se croiser, lancé conjointement en 1362 par le pape et le roi de France, motive quelques monarques de la chrétienté. Le premier à répondre est Valdemar IV Atterdag, roi du Danemark. Le second est Pierre Ier de Lusignan, roi de Chypre. À la mi-mars, il quitte Gênes et se dirige vers Avignon en passant par la route du front de mer. Il arrive dans la Cité des Papes le 29 mars 1363.

14 avril. Traité de paix entre Gaston Fébus et Jean Ier d’Armagnac

Pour conclure la bataille de Launac fin 1362, un traité est signé en l’église Saint-Volusien de Foix. Le comte de Foix, Gaston Fébus, avec les rançons obtenues, devient le feudataire le plus riche du midi de la France et va pouvoir continuer à tenir la balance égale entre les rois d’Angleterre et de France pour la neutralité de la vicomté de Béarn. 3

6 septembre. Philippe le Hardi , fils du roi Jean II le Bon, acquiert le duché de Bourgogne en apanage

21 octobre. Décès du cardinal Hugues Roger

30 novembre - 5 décembre. Les États généraux d’Amiens

Ils votent des subsides pour débarrasser le royaume des Grandes Compagnies.

Amiens. 80
Amiens. 80. La cathédrale. Photo : 18/01/2005.

10 décembre. Retour de Jean II le Bon à Londres

Après la fuite, en octobre, de son fils Louis d’Anjou, retenu comme otage à Londres, Jean II le Bon décide de retourner en Angleterre.

La situation économique en France est catastrophique : le pays est mis en coupe réglée par les Grandes compagnies et le roi Jean est bien en peine de payer sa faramineuse rançon.

Aussi Louis, qui est jeune marié, s’impatiente. Obtenant la permission d’aller en pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne où l’attend sa jeune épouse, il décide de s’enfuir, rompant le serment qu’il a fait lors de sa venue à Londres. Accompagné d’une escorte anglaise, il s’en débarrasse dès qu’il a posé le pied sur le continent.

Il s’enfuit avec son épouse pour le château de Guise tout proche qui lui appartient et qui est à la frontière avec le Saint-Empire romain germanique. Le jeune prince peut ainsi se réfugier chez son oncle l’empereur Charles IV du Saint-Empire au cas où le roi serait dans l’obligation de le renvoyer en Angleterre pour respecter les clauses du traité de Brétigny.

Le dauphin Charles, étant lui-même allé en pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne un an plus tôt et connaissant ses liens avec l’empereur, il est probable qu’il soit l’organisateur de l’évasion de Louis. Mis devant le fait accompli, Jean II de France prend sur lui et va remplacer lui-même son fils comme otage. 4

21 décembre - 24 mars 1364. Gel de la Meuse à Liège

L’hiver 1363-1364 est particulièrement long, 19 semaines à Tournai, et rigoureux.

Christine de Pisan naît vers 1363.

Femme de lettres, elle est née en Italie, qu’elle quitte à quatre ans. Elle est l’auteure de pièces de vers, d’épîtres et de recueils en prose. Certains lui attribuent : Livre des faits de Jean Le Meingre, dit Boucicaut5

Naissance de Jean Gerson

Philosophe et théologien, il est Chancelier de l’Université de Paris (1395-1429) et Conseiller de Philippe le Hardi et Jean de Berry.

Naissance de Marguerite de Bavière, duchesse de Bourgogne

Elle épouse en 1385 Jean sans Peur (1371-1419), duc de Bourgogne de 1404 à 1419.

Olivier de Clisson à Nantes puis Bécherel

Olivier de Clisson fait partie des chefs de troupes qui secondent Jean de Montfort dans sa tentative échouée de prise de Nantes, puis du siège de Bécherel. 6

Bécherel. 22
Bécherel. 22. A l’emplacement du château disparu. Photo : 09/01/2016.

Bertrand du Guesclin et Charles de Blois à Bécherel

Les Anglais, alliés de Jean de Monfort, occupent Bécherel. En 1363, Charles de Blois, accompagné de Bertrand du Guesclin, assiège la ville, mais Jean de Montfort rassemble des troupes et vient les contre-assiéger. Les deux parties décident de régler leur différend sur les landes d’Évran, non loin de Bécherel, mais les évêques interviennent, et un partage de la Bretagne est décidé entre les Monfort et les Blois.

Bertrand du Guesclin à Guingamp

Le nom de Guingamp ne se trouve plus mêlé aux événements, pendant un intervalle de onze années. Nous le retrouvons, en 1363, uni au nom le plus glorieux de Bretagne, à celui de Bertrand Duguesclin. La poésie populaire, écho fidèle de la tradition locale, vient ici compléter le récit des historiens : deux ballades, recueillies par M. de La Villemarqué, ont célébré la bravoure des Guingampais, sous la conduite de Duguesclin.

Voici l’aventure, telle que la racontent d’Argentré et D. Morice

Le traité des landes d’Evran était rompu sans retour les otages furent rendus de part et d’autre, sauf Bertrand Duguesclin, que Montfort redoutait trop pour lui donner la liberté. Bertrand ne se crut pas obligé de se soumettre au caprice du comte, « n’estant, disait-il lui-même, prisonnier de guerre, ny obligé de serment ; » il trompa la vigilance de Guillaume Felton, son gardien ; des chevaux l’attendaient, et il ne s’arrêta qu’à Guingamp, « où il fut le très-bien venu ».

Les bourgeois après lui avoir fait grande fête, implorèrent son secours, et le supplièrent de délivrer leur pays d’un capitaine anglais, espèce de bandit qui faisait métier de ravager les campagnes, de détrousser les passants, et de massacrer tout ce qui lui tombait sous la main.

Ce capitaine avait nom Roger David. C’était un de ces routiers qu’Edouard avait enrichis en les mariant aux plus nobles héritières de Bretagne : David avait épousé pour sa part la veuve du vicomte de Rohan. Il s’était fortifié dans les châteaux de Pestivien et de Trogof ; il en sortait, comme un oiseau de proie de son aire, pour faire des courses dans les environs, et la terreur qu’avaient inspirée ses cruautés et ses brigandages était telle, que les Guingampais n’osaient sortir hors des portes de leur ville.

Guingamp. 22
Guingamp. 22. Rolland de Coatgourheden rend hommage à Charles de Blois. Basilique. Photo : 11/05/2017.

Bertrand n’acquiesça pas à la requête des Guingampais ; il leur dit que de telles expéditions demandaient du temps, et qu’il avait hâte de rejoindre le Régent : et il se disposa à partir. Mais les bourgeois ne l’entendaient point ainsi : ils firent lever les ponts et enfermèrent le héros dans la ville. Le capitaine se fâcha fort et se mit d’abord en grande colère ; les habitants lui offrirent argent, honneurs, armes, munitions, et le conjurèrent avec larmes, en embrassant ses genoux, de se mettre à leur tête et de les mener à l’attaque de ces repaires de bandits.

Les soixante mille livres qu’offrait la ville pour prix de l’expédition, tentèrent peu Duguesclin ; mais, raconte D. Morice, « comme il avoit le coeur bien placé, il ne put se défendre d’entrer dans la peine de ces pauvres habitans et consentit à demeurer dans le pays, jusqu’à ce que les deux châteaux fussent détruits. Il fut conduit à son auberge par une multitude de peuple qui crioit : Vive Bertrand, Dieu bénisse Guesclin ! ».

On se mit en campagne dès le lendemain : six mille hommes de toute condition, capables de tout sous un tel chef, suivaient l’immortel capitaine. Du reste, à cette époque, tout le monde en Bretagne était, bon gré, mal gré, habitué au métier de la guerre.

Le château de Pestivien se vit tout-à-coup entouré de cette multitude. On somma le châtelain de se rendre ; il répondit en se disposant à une vigoureuse défense. Bertrand alors commença le siège. Il fit couper dans la forêt de Maël, au milieu de laquelle s’élevait la forteresse, une grande quantité de merrains, dont il combla les douves et les fossés, de telle sorte qu’on pût approcher jusqu’au pied des murailles et les saper au raz de terre. A cheval, au milieu des assiégeants, il les excitait, et indiquait les endroits par lesquels il fallait monter à l’assaut. Enfin, on put approcher de la porte principale et y mettre le feu. Alors, les rôles se partagent : les uns leurs targes sur la tête, combattent à la porte enflammée ; les autres dressent des échelles contre les remparts. Les assiégés renversent les échelles et font rouler des pierres énormes sur les assaillants ; mais un soldat, plus heureux ou plus brave, trouve moyen d’atteindre le haut de la muraille et d’y planter l’enseigne de Duguesclin.

Quand les Guingampais aperçurent l’aigle noir aux grandes ailes déployées, « ils se ruèrent en grande fureur en cest endroist, entrèrent et commencèrent à lever les barbacanes, pour faire entrée au reste des soldats ». Tout-à-coup, survient le capitaine anglais. En voyant sa forteresse envahie, il se précipite dans la mêlée comme un furieux et renverse tout ce qu’il peut atteindre ; « car il estait fort vaillant homme ». Une charrette se trouve sous sa main ; il la jette lui-même au travers de la porte, et, derrière cette barricade, il soutient presque seul le choc de l’ennemi. Ses armes se brisent ; on lui en apporte d’autres « dont il fist incroyable devoir d’homme de valeur ». « Capitaine, crie une voix, rendez-vous. Vostre place est prise ; c’est à meshuy pour néant que vous faites efforts. Si vous vous faistes prendre à force, vous sçavez que vous estes fort mal voulu de nos gens, vous serez tué à crédit ». Où est messire Bertrand ? répond l’Anglais. Duguesclin arriva, et le capitaine se rendit à lui. Bertrand eut toutes les peines du monde à l’arracher aux fureurs de la multitude, enivrée de gloire et de vengeance, et qui voulait mettre en pièces un homme dont elle avait eu tant à souffrir.

Ce fut ensuite le tour du château de Trogof. Il était tenu par un lieutenant de Roger David, que d’Argentré nomme Thomelin, et qui se rendit après un premier assaut, de sorte que la garnison put se retirer les bagues sauves. « Ainsy furent les habitants de Guingamp délivrez d’une grande espine ». 7

Le château de Pestivien, dont s’était emparé, en 1363, Roger David, époux de Jeanne de Rostrenen, capitaine anglais du parti de Montfort, fut repris la même année par Bertrand du Guesclin, ruiné de fond en comble et restitué enfin à son légitime possesseur, Bizien de Pestivien, frère aîné de Tristan, et capitaine de Quimperlé, qui ratifia le traité de Guérande en 1381. 8

Bertrand du Guesclin à Carhaix

En 1345, les Anglais, commandés par le comte de Northampton et qui soutiennent Jean de Montfort pour ses prétentions à la couronne ducale, reprennent la ville et y prennent garnison. Les partisans reprennent rapidement la place forte pour la perdre de nouveau en 1347.

Carhaix. 29
Carhaix. 29. Pont ancien. Photo : 20/05/2017.

Les monfortistes en furent chassés par Bertrand du Guesclin en 1363 au bout d’un siège de six semaines. C’est par une poterne du jardin du couvent des Augustins que les troupes de Charles de Blois se faufilèrent dans l’enceinte. L’enceinte fut alors démolie et Carhaix devint une ville ouverte.

Les destructions subies par la ville furent importantes comme en témoignent deux actes pontificaux : en 1371, une « indulgence d’un an et quarante jours » pour ceux qui visiteront l’église Saint-Trémeur en y faisant des offrandes et en 1391 un autre texte pontifical incite aux donations « en faveur de l’église paroissiale de Saint-Trémeur de Keraes en partie ruinée par les guerres et dépouillée de ses ornements et vases sacrés ». 9

Bertrand du Guesclin à Callac

Au XIIème siècle un château fort, situé dans la trève de Botmel, est érigé sur son territoire par les comtes de Poher. Il est possédé par la famille de Plusquellec dès le XIIIème siècle. Le fief, avec titre de châtellenie ou baronnie, s’étendait en Botmel ou Callac, Calanhel, Pestivien et Plusquellec, et relevait de Carhaix. Siège d’une seigneurie s’étendant sur treize paroisses, le château est pris par Du Guesclin en 1363, puis démoli en 1393. 10

Callac. 22
Callac. 22. Dernières traces du château. Photo : 12/05/2017.

Aujourd’hui disparu, le château féodal de Callac aurait été construit au XIIe siècle. C’était une véritable forteresse entourée d’un mur d’enceinte continu avec un seul accès donnant au sud sur ce qui deviendra l’actuelle rue des Portes. Bâti à la pointe du promontoire rocheux qui se termine à la jonction des deux vallées de Pont-ar-Vaux et de l’Hyères, le château offrait une protection certaine, qui attira les habitants de la région. Peu à peu, des habitations virent le jour donnant naissance à un village.

Le château fut assiégé plusieurs fois en 1341, 1342 et 1345. Le dernier siège que le château eut à subir, en 1363, fut très probablement mené par le futur connétable de France Bertrand du Guesclin qui venait de prendre le château de Carhaix. 11

Bertrand du Guesclin à Roscoff

Bertrand du Guesclin reprend le fort de Bloscon à Roscoff, aux Anglais. Il y installe une garnison. 12

Roscoff. 29
Roscoff. 29. Vestiges du Fort Bloscon. Photo : 15/11/2018.

La Flèche est prise par les Anglais 13

Bertrand du Guesclin épouse Tiphaine Raguenel

Bertrand du Guesclin épouse en premières noces, probablement en 1363 à Vitré, Tiphaine Raguenel, fille de Robin III Raguenel, seigneur de Châtel-Oger, héros du Combat des Trente, et de Jeanne de Dinan, vicomtesse de La Bellière.

Tiphaine Raguenel est née vers 1335, elle a 28 ans. C’est une noble dame et astrologue.

La légende fait de leur union un exemple d’amour courtois entre une femme aussi belle, cultivée et fidèle que son mari était laid, illettré et absent. Elle avait la réputation d’une femme savante, l’astrologie était une de ses passions. En 1359, soit quelques années avant de l’épouser, elle lui avait notamment prédit sa victoire contre Thomas de Cantorbéry, et lui prédit plus tard d’autres résultats de ses batailles. 14

Mort de son oncle Bertrand du Guesclin

Bertrand du Guesclin perd son oncle, également nommé Bertrand du Guesclin. C’est le frère de Robert II du Guesclin. Il est seigneur de Vauruzé et marié avec Thomasse Le Blanc. Ils ont un fils, Olivier du Guesclin, et une fille, Marie du Guesclin. 15

Hervé VIII de Léon meurt sans postérité à 22 ans

Galeran, sire de Landerneau, se range d’abord dans le clan de Jean de Montfort, avant de rejoindre, en 1342, le parti de Charles de Blois. Assiégée dès 1342, la ville est prise, reprise et mise à sac plusieurs fois durant les conflits.

Les seigneurs de Léon prennent le parti de Charles de Blois notamment en raison de leurs liens avec la maison d´Avaugour.

Hervé VII de Léon est capturé par les Anglais en 1342 et passe deux années enfermé dans la Tour de Londres. Il meurt en 1344 peu après sa libération.

Le fief de La Roche-Maurice revient alors à son fils Hervé VIII de Léon âgé alors de 3 ans. Hervé VIII, comte de Léon, meurt sans postérité, à l’abbaye de Prières. 16

En 1349, sa sœur Jeanne de Léon épouse Jean, héritier de la vicomté de Rohan. En 1352, Jean devient vicomte sous le nom de Jean Ier de Rohan.

Jeanne, hérite alors du Léon, de Landerneau et de son château, qui rentre ainsi dans la maison de Rohan. Le titre de Léon sera désormais porté par le fils aîné, héritier de la vicomté, puis du duché. 17

La bataille d’Apcher

Apcher ou Apchier est le nom de l’une des huit baronnies du Gévaudan, dont le château principal se trouve à quelques kilomètres de Saint-Chély. Au XIIIe siècle, Guérin IV d’Apchier fonde le premier hôpital de la ville. 18

En 1363, le bourg est attaqué par les Anglais. Sous les ordres du baron d’Apcher, les habitants vont devoir livrer bataille. Le baron d’Apchier, Guérin VI, et son fils, Guérin VII, reviennent du siège de Saugues, à la frontière du Gévaudan et du Velay, où les habitants ont combattu les routiers.

C’est durant cet épisode que les habitants auraient acquis leur gentilé. Le cri de Guérin VI pour encourager son peuple au combat aurait été « d’Apchier, Notre-Dame, barres en avant ». Le barres en avant, prononcé barra in abon en occitan, est devenu le barraban qui désigne les habitants. Les Anglais vaincus ont été enterrés au lieu-dit « la croix des Anglais » situé au nord de la ville. 19

Chizé devient anglaise

La ville est livrée à Thomas de Woodstock, fils du roi d’Angleterre Édouard III, en application du traité de Brétigny. 20

Chizé. 79
Chizé. 79. Vestiges du château. Photo : 24/05/2018.

Pierre de Sainte-Maure prête allégeance à Edouard de Woodstock

Du fait de leur situation géographique, les seigneurs de Jonzac ont prêté successivement allégeance au roi d’Angleterre, duc d’Aquitaine et au roi de France, comme d’autres seigneurs saintongeais, tels que Renaud VI de Pons. Jonzac et les terres associées passent ainsi en 1327 à la Guyenne, alors sous le gouvernement du roi d’Angleterre, duc d’Aquitaine.

En 1352, Pierre de Sainte-Maure prend les armes contre les Anglais, avant de prêter allégeance en 1363 au prince d’Aquitaine, Edouard de Woodstock, dit le « Prince noir » au château d’Angoulême. 21

1er décembre. Amiens. Jean II le Bon réunit les États Généraux de langue d’oïl

Le 1er décembre une vague de froid s’abattit sur tout le pays. Jean le Bon fut surpris par ce froid glacial à Amiens où il avait réuni les États Généraux de langue d’Oïl. À leur clôture, le roi annonça qu’il allait retourner en Angleterre se constituer prisonnier en lieu et place de son fils Louis. 22

La croisade sans Jean II le Bon

La défection du roi de France n’empêcha point cette « croiserie » d’avoir lieu. Elle fut retardée jusqu’en 1365. Cette année-là, le 30 juin, d’Avignon, Urbain V écrivit au roi de Chypre, pour hâter son départ de Venise vers l’Égypte. Il venait d’embarquer avec ses troupes vers Rhodes et Alexandrie.

Aux côtés du roi de Chypre se trouvaient, entre autres, Jean de la Rivière, chancelier du roi de France, Philippe de Mézières, chancelier du roi de Chypre, le vicomte de Turenne, Guillaume III Roger de Beaufort, et Gantonnet d’Abzac, neveu du patriarche de Nicosie. Avec eux, près de huit mille croisés étaient prêts à aller combattre les Infidèles à Alexandrie. 23