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1374. Bertrand du Guesclin a 54 ans

Bertrand du Guesclin épouse Jeanne de Laval-Tinténiac. Il est à La Réole, Lourdes, en Dordogne, en Aquitaine. Mort de Pétrarque.

Pour l’année 1374, le manque de sources précises ne permet pas de retracer le parcours effectué par Bertrand du Guesclin. Si vous avez des informations, je vous remercie de me les communiquer.

13 janvier. Vers une armée de métier

Vincennes. Seconde ordonnance de Charles V, roi de France, sur l’organisation de l’armée.

21 janvier. Bertrand du Guesclin se marie une seconde fois

Il épouse Jeanne de Montmorency, fille de Jean et d’Isabelle de Tinténiac. Devenue veuve en 1380, Jeanne se remarie en 1384 avec Guy XII de Montmorency, sire de Laval, son cousin. 1

Veuf de Tiphaine Raguenel, il épousa, en secondes noces, le 21 janvier 1374 au château de Montmuran aux Iffs, Jeanne de Laval (morte après 1385), fille de Jean de Laval (mort en 1398), et d’Isabeau de Tinténiac. 2

Les Iffs. 35
Les Iffs. 35. Montmuran. Vitrail de la chapelle. Photo : 04/09/2018.

Après son veuvage, en 1380, Jeanne de Laval se remaria, le 28 mai 1384, avec Guy XII de Laval (mort en 1412), sire de Laval.

Il se marie avec Jeanne de Laval dans la chapelle du château de Montmuran et en devient propriétaire par alliance jusqu’en 1380. 3

Jeanne de Laval-Tinténiac ou encore Laval-Châtillon ( - 27 octobre 1437 ), dame héritière de Châtillon, d’Aubigné, Courbeveille, dame héritière de Tinténiac, de Bécherel et de Romillé, fille de Jean de Laval-Châtillon et Isabeau de Tinténiac, petite-fille de André de Châtillon. Elle possédait Meslay, Montsûrs, Olivet, Courbeveille, Bouère, dans la baronnie de Laval, Aubigné et plusieurs autres lieux en Bretagne. 4

On ne connait pas la date de naissance de Jeanne. Ses parents se marient vers 1347. On peut considérer que c’est son année de naissance. Elle a donc environ 27 ans.

Bertrand du Guesclin, le petit noble d’origine modeste entre dans une grande famille. Avoir le connétable de France dans la famille est également une bonne affaire pour les Laval.

Bertrand du Guesclin fortifie le château de Montsabert

Au XIIIe siècle, le château de Montsabert appartenait à Guy de Pommerieux, seigneur de Pommérieux en Mayenne angevine. Par la suite, le château passa à Jeanne de Laval-Tinténiac. En 1371, elle apporta ce bien en dot lors de son mariage avec le connétable Bertrand Du Guesclin. 5

Entre 1374 et 1380, du Guesclin apporta d’importantes modifications au château. En prévision d’une éventuelle attaque de la part des Anglais, en cette période conflictuelle de la guerre de Cent Ans, il transforma l’ancien château en petite forteresse avec deux enceintes. Le château est protégé aux angles par trois tours de gabarit différent et d’un pavillon carré à échauguette et mâchicoulis. 6

Le château de Montsabert, situé à mi-chemin entre Angers et Saumur, fut reconstruit entre 1374 et 1380 par Bertrand du Guesclin sur un fief que sa deuxième épouse, Jeanne de Laval-Tinténiac lui apporta en dot. Du Guesclin transforme le château initial du Xllle siècle en une vaste forteresse dotée d’une double enceinte. Cette forteresse construite pour contenir le parti anglais ne servit jamais. 7

Bertrand Du Guesclin demeure à Montsûrs

Jeanne, fille d’André de Laval épousa Bertrand Du Guesclin, célèbre chevalier breton et connétable du roi de France. Celui-ci demeura à Montsûrs pendant six ans, avant de repartir en guerre en 1380, année de sa mort.

Montsurs. 53
Montsurs. 53. Vestiges dans le village. Photo : 25/02/2017.

En 1384, Jeanne épousa en secondes noces Guy XII de Laval. De cette union naquirent Guy et Anne, cette dernière donna naissance à André de Lohéac en 1408 au château de Montsûrs, qui devint l’un des compagnons de Jeanne d’Arc. 8

Jean de Vienne assiège Saint-Sauveur-le-Vicomte

Jean de Vienne a environ 33 ans.

29 janvier. Ordonnance de Jean de Vienne pour récolter des fonds pour assiéger Saint-Sauveur-le-Vicomte, prise en 1375. L’opération dure près d’un an et est l’une des plus considérables et des plus chères de la reconquête. 9

Saint-Sauveur-le-Vicomte. 50
Saint-Sauveur-le-Vicomte. 50. Photo : 02/06/2006.

Le roi Charles V organise le « Clos des galées » à Rouen

En 1374, conscient de l’effort maritime nécessaire pour combattre l’Angleterre, le roi de France Charles V réorganisa la gestion du chantier et arsenal de Rouen.

Il nomma un « maître et garde du Clos des galées » dont les fonctions étaient, d’une part, de garder les bateaux, d’en assurer l’armement ou l’entretien et d’en construire de nouveaux et, d’autre part, d’acheter et de renouveler les vivres. Auparavant, vivres et navires se gâtaient et pourrissaient par défaut d’une véritable intendance.

Avec ces mesures, Charles V ébauchait un service permanent de la marine militaire.

Le maître et garde du Clos des galées devait aussi se charger de retenir et de recruter les ouvriers du chantier tels les calfats, les fabricants de rames, les « maîtres de hache » et autres charpentiers.

Cet officier se trouvait sous le commandement de l’amiral de la mer, en l’occurrence Jean de Vienne. 10

Jean de Vienne
Jean de Vienne . Galerie des Batailles, château de Versailles.

8 avril. La reine Jeanne 1ère de Naples

La reine Jeanne a 48 ans.

Le 8 avril 1374, Jeanne confisque les biens de François des Baux pour crime de lèse-majesté. Celui-ci avait revendiqué par les armes des biens que Jeanne avait déjà réunis à la couronne, ceux de son défunt beau-frère, Philippe de Tarente. Il se réfugie à Avignon et passe du côté des Duras. Charles d’Anjou-Sicile lui rendra ses fiefs. 11

La reine Jeanne comtesse de provence
La reine Jeanne comtesse de provence .

De 1374 à 1381 la reine Jeanne possède la seigneurie de Ventabren.

Jeanne est reine de Jérusalem et de Sicile, comtesse de Provence, de Forcalquier et de Puymont, fille de Charles d’Anjou-Sicile, duc de Calabre, et petite-fille de Robert d’Anjou, elle devient reine de Naples à 14 ans.

En 1381, son fils adoptif, Louis d’Anjou, fait donation du château à Bertrand d’Agoult, seigneur de Cabriès, membre d’une puissante famille provençale. 12

17 juin. Décès de Bertrand de Cosnac, dit Cardinal de Comminges

Il est né vers 1310, évêque de Lombez, de Saint-Bertrand de Comminges puis de Tulle, juriste, trésorier et légat pontifical, cardinal au titre de Saint-Marcel (1371-1374), dit le cardinal de Comminges. 13

En 1356, Innocent VI, puis en 1370, Urbain V, l’envoyèrent avec Agapito Colonna, évêque de Brescia, en légation dans la péninsule ibérique. Les deux légats avaient pour mission de mettre un terme aux conflits dynastiques opposant les rois d’Aragon, de Castille et du Portugal.

Grégoire XI, connaissant ses talents de négociateur, l’envoya à son tour en Aragon au cours de l’année 1374. Le cardinal de Comminges était chargé de régler le différend opposant Pedre IV le Cérémonieux et le clergé catalan auquel il refusait l’immunité ecclésiastique.

Bertrand de Cosnac décéda à son retour, le 17 juin 1374, et fut inhumé dans l’église des dominicains d’Avignon. 14

La famille de Cosnac doit sans doute asseoir son pouvoir en s’installant ensuite au cœur du bourg actuel en construisant une maison forte qui comprenait 2 tours de guet et un donjon de 60 pieds de haut qui permettait les signaux entre Turenne, Malemort, Noailles et Yssandon. L’escalier central, la cheminée à colonnettes ainsi que les toilettes extérieures en saillie constituent des bons marqueurs chronologiques. L’aile XIVe du château adossée à l’église a été complétée au XVIe siècle. 15

27 juin. Marguerite de Sancerre épouse Béraud II d’Auvergne

Marguerite de Sancerre épouse en 1364 Gérard Chabot dit « Gérard VI de Retz » (1344 -1370), baron héritier de Retz, qui suivit Du Guesclin en Espagne en 1369.

Veuve, Marguerite épousa en secondes noces, le 27 juin 1374 à Riom, Béraud II d’Auvergne, veuf de Jeanne d’Albon (Dynastie) Comtesse de Forez, dauphin d’Auvergne, comte de Clermont, ancien seigneur de Mercœur (1356-1371), mort le 17 janvier 1399, fils de Béraud Ier, comte de Clermont, seigneur de Mercœur et de Marie de La Vie de Villemur. 16

Marguerite de Champagne (vers 1355 - † 1418), comtesse de Sancerre (1403-1418), dame de Sagonne, de Charenton-du-Cher et de Meillant par son père, de Marmande, Faye-la-Vineuse, St-Michel-sur-Loire, Cravant-les-Côteaux, La Roche-Clermault, Chezelles et Savary, La Haye, Azay etc. par sa mère Marguerite de Marmande, fille du comte Jean III de Sancerre et nièce de Louis de Sancerre. 17

Marguerite de Champagne a 19 ans et Béraud II d’Auvergne a 41ans.

Est-ce que Bertrand du Guesclin est à Riom et assiste à ce mariage ?

19 juillet. Décès de François Pétrarque

Francesco Petrarca, en français Pétrarque (Arezzo, 20 juillet 1304 - Arquà, 19 juillet 1374), est un érudit, poète et humaniste florentin.

Son père notaire avait été banni de la cité florentine par les Guelfes noirs en 1302 en raison de ses liens politiques avec Dante. Le notaire et sa famille rejoignirent ensuite Pise puis Marseille et le Comtat Venaissin.

Les exilés arrivèrent à Avignon en 1312 puis François s’installa à Carpentras où « il fit ses humanités sous la férule de l’excellent maître toscan Convenole de la Prata ». François, qui avait terminé ses études, quitta Carpentras pour suivre des cours de droit à l’Université de Montpellier en 1316.

Un an plus tard, le poète accompagna le dauphin Humbert II lors de son pèlerinage à la Sainte-Baume.

Pétrarque, parce qu’il n’aimait point Avignon ou parce que Laure ne l’aimait pas, se réfugia sur les berges de la Sorgue à la Fontaine de Vaucluse à partir de 1338. Il va y séjourner épisodiquement mais régulièrement jusqu’en 1353 faisant de ce lieu le « centre de sa vie émotive et intellectuelle ». 18

Philippe de Cabassolle, l’évêque de Cavaillon, qui y possédait son château épiscopal, devint dès lors son ami le plus cher.

Le 13 janvier 1361, à Villeneuve-lès-Avignon, arriva l’ambassadeur de Galeazzo Visconti en l’Hôtel du Dauphin. C’était François Pétrarque. Après un discours d’une rare éloquence, il remit au roi de France, de la part du Milanais, la bague sertie d’un diamant perdu par Jean II à Maupertuis. Puis il offrit au Dauphin Charles une autre bague montée d’un rubis. Ravi, le roi voulut retenir le poète à sa Cour mais Pétrarque préféra rejoindre Milan.

Deux ans plus tard, alors qu’il se rendait à Rome auprès d’Urbain V, une syncope frappa le poète. Le 4 avril 1370, il dut rédiger son testament. 19

François Pétrarque
François Pétrarque.

Quand, en 1373, Grégoire XI annonça à son tour son intention de retourner à Rome, Pétrarque en fut comblé d’aise. Un an auparavant, désespéré, il avait rédigé son Apologia contra Gallum, où il réfutait la thèse favorable au maintien de la papauté en Avignon.

En France, ce fut en 1378 que Jean Daudin rédigea De Remediis en français pour le Dauphin à la demande du roi Charles V.

Quand il apprit la mort de Pétrarque, Grégoire XI salua en lui « une lumière éclatante de la sagesse morale » et demanda à Philippe de Cabassolle, son vicaire en péninsule italienne de lui procurer ou de lui faire copier, « De Africa », ses « Invectives » et « De Vita Solitaria ». 20

Philippe de Cabassolle et Bertrand du Guesclin

Au cours de son rectorat, il eut l’immense tâche de faire barrage aux mercenaires qui menaçaient les États pontificaux. Agissant en fin politique, le 30 novembre 1363, le recteur signa une alliance défensive avec Foulques d’Agoult, Sénéchal de Provence, Raoul de Louppy, gouverneur du Dauphiné, et la Savoie.

Elle fut utile puisqu’en 1364, il dut faire face au retour des Tard-Venus, en 1365, aux menaces des Grandes Compagnies de Bertrand Du Guesclin, et, en 1367, aux armées de Louis d’Anjou, conduites par le même du Guesclin, qui envahirent la Provence et menacèrent le Comtat. Il s’en tira chaque fois avec réussite et efficacité. 21

Août. Ordonnance de Charles V. Elle fixe la majorité du roi de France à 13 ans révolus.

21 août. Reddition de La Réole, assiégée par Bertrand du Guesclin

La Réole. 33
La Réole. 33. Photo : 31/05/2017.

Bertrand du Guesclin assiège Lourdes

Enlevé au vicomte de Castelbon par les Anglais, dès les premiers temps de leur invasion, il fut le premier de ceux que le duc d’Anjou attaqua vigoureusement dans son expédition du Bigorre.

Le duc ayant confié à Duguesclin le soin de faire le siège de Lourdes, se réserva l’honneur d’attaquer en personne le château de Mauvezin, défendu pour le compte des Anglais par le brave capitaine Raymond de l’Épée. 22

Le duc d’Anjou, comprenant qu’il ne pouvait emporter la place d’emblée, assit son camp sur les bords de l’Arros, près des arbres séculaires qui ombrageaient de gras pâturages, et laissa ses chevaliers, impatients de se mesurer avec les Anglais, faire, comme dit Froissard :

"escarmouches et faits d’armes aux barrières du castel, courses et envahies, apperties et beaux coups de lances".

Garcis Duchâtel, un de ses capitaines, poussa ses prouesses jusqu’au fort de Trigalet, situé au sud-ouest de Mauvezin.

Cinq assauts consécutifs ne purent ébranler ni ses murailles, ni la résolution de l’intrépide Bastol de Mauléon, chevalier gascon, qui les gardait au nom du seigneur de Labarthe. 23

En 1374, Louis d’Anjou reprend la Bigorre et l’Armagnac

Ce qui oblige les Anglais à se replier sur Bordeaux. Mais menant en même temps un train de vie dispendieux, il épuise le pays par les impôts et se rend odieux par sa capacité.

Ce qui amène le roi, sensible aux remontrances, à le rappeler et à le remplacer par le populaire comte de Foix Gaston Phoebus. 24

En 1374, Louis de Bourbon reprend les villes de Brive, Tulle, etc. aux Anglais 25

Tulle. 19
Tulle. 19. Le musée du cloître. Photo : 05/09/2017.

Bertrand du Guesclin s’empare du château de Clérans

1374 : Du Guesclin s’empare du château. Le château de Clérans est des XIIe, XIIIe siècles. 26

Bertrand du Guesclin capture à Eymet Bérard de Langoiran

La seigneurie de Langoiran était autrefois l’un des territoires les plus prestigieux et les plus puissants du duché d’Aquitaine. Ses détenteurs successifs se mêlèrent passionnément aux luttes entre les rois d’Angleterre et de France, restant généralement fidèles au roi-duc, c’est-à-dire au duc d’Aquitaine, roi d’Angleterre. 27

Langoiran. 33
Langoiran. 33. Photo : 02/06/2017.

Seul Bérard de Langoiran, après sa capture par Bertrand du Guesclin à Eymet en 1374, jura fidélité vers la fin de sa vie au roi Charles V. Il mourut en 1379, après avoir été blessé sous les murs de Cadillac. 28

Eymet. 24
Eymet. 24. Au cœur de la bastide. Photo : 16/11/2017.

Eymet était une place anglaise commandée par Thomas Felton, assisté par bon nombre de chevaliers gascons, comme le seigneur de Duras, de Mussidan, Bérard d’Albret, seigneur de Langoiran, ainsi que le seigneur de Rauzan. Elle fut assiégée et prise le 1er septembre 1377 par les troupes de Bertrand du Guesclin. 29

1er octobre. Le roi Charles V rend Saint-Malo à l’évêque

Le 1er octobre 1374, Charles V ordonne de rendre à l’évêque et au chapitre de Saint-Malo la garde de cette ville, dont Robert de Guitté s’était emparé par surprise. 30

16 octobre. Naissance de Marguerite de Bourgogne

Charles V fait construire une nouvelle enceinte à Paris, sur la rive gauche

Jersey. Bertrand Du Guesclin et Renaud VI de Carteret

Renaud VI (né en 1338), fils de Renaud V, perd de nouveau les seigneuries normandes en 1329. Il s’ensuit une forte résistance des îles Anglo-normandes aux invasions françaises durant la Guerre de Cent Ans, Renaud VI fut, en 1374, le défenseur du château de Mont-Orgueil contre Bertrand Du Guesclin connétable de France. 31

Jersey
Jersey . Le château de Mont-Orgueil. Photo : 13/06/2015.

Jeanne de Malestroit épouse de Jean de Châteaugiron

Geoffroy de Malestroit mentionné dès 1309, défendit Auray pour Charles de Blois en 1341, se rallia à Jean de Montfort, et fut odieusement, décapité à Paris en 1343.

Payen IV, son fils, recueillit l’héritage sanglant de sa famille, et périt en 1347 au siège de la Roche-Derrien, sans laisser de postérité.

Jeanne, sa sœur, porta son nom et ses biens à Jean de Châteaugiron, seigneur d’Oudon, qui mourut en 1374. Ainsi finit la branche aînée des Malestroit.

Les seigneurs de Malestroit furent ensuite : ? - 1374. Jean de Châteaugiron-Malestroit, contemporain d’Olivier de Clisson et du duc Jean IV, mort en 1394. 32

Malestroit. 56
Malestroit. 56. Vue du pont sur l’Oust. Photo : 02/10/2016.

7 novembre. Mort de Jean V de Châteaugiron

Jean V de Châteaugiron mourut à Rennes en 1374 et fut enterré au couvent de Saint-François de cette ville.

Il laissait de Jeanne de Dol trois enfants  : Jean VI de Châteaugiron qui fut seigneur de Combour, Guillaume, évêque de Saint-Brieuc et de Nantes, puis cardinal, Jean VI de Chateaugiron-Malestroit, fils de Jean V de Chateaugiron et de Jeanne de Dol, devint douzième seigneur de Combour du chef de sa mère en 1374. Il fit partie de la coalition des seigneurs bretons, contre l’Angleterre, qui obligea le duc Jean IV à fuir chez ses alliés les Anglais le 28 avril 1373, honteusement chassé par les Bretons « à cause de la séquelle d’Anglais-Saxons qu’il traînait après lui ». 33

Jean de Châteaugiron dit de Malestroit est mort le 7 novembre 1374. Jean de Chateaugiron est le fils d’Hervé de Châteaugiron seigneur d’Oudon attesté en 1319 et de Jeanne sœur et héritière de Payen IV de Malestroit. Il hérite de la seigneurie de Malestroit à la mort de son oncle maternel Payen IV tué en 1347 lors de la bataille de La Roche-Derrien. Chevalier banneret en 1348, il devient également seigneur d’Oudon après la mort sans héritier de son cousin germain Hervé de Châteaugiron. 34

Le duc de Bretagne Jean IV reprend Lesneven

Durant la guerre de Succession de Bretagne, les partisans de Charles de Blois développent la forteresse de Lesneven pour faire contrepoids à celle de Brest, aux mains des partisans de Jean de Montfort, mais la ville passa plusieurs fois alternativement aux mains des Français et des Anglais, alliés de Jean de Monfort : en 1372, la population de Lesneven, excédée par les pillages de la garnison anglaise, aida les partisans de Charles de Blois à la massacrer. 35

En 1374, le duc de Bretagne Jean IV prit la ville, et passa au fil de l’épée toute la garnison française qui la défendait.

Bertrand Du Guesclin s’empare de la ville en 1375. Les Anglais n’abandonnèrent définitivement la vile qu’en 1397. 36

Le roi de France, Charles V, fait son testament

Par son testament de 1374, Charles V a confié à Bureau de la Rivière la tâche de premier exécuteur testamentaire du roi, preuve de sa confiance éternelle. Dans ce testament, Charles V a ordonné que Bureau de la Rivière soit lui aussi enterré, le moment venu, à la basilique de Saint-Denis, preuve s’il en est de sa profonde amitié pour son conseiller. 37

Bureau de la Rivière grand chambellan de Charles V le Sage

Bureau III de La Rivière, dit Bureau de la Rivière (? - † 16 août 1400) fut grand chambellan de Charles V le Sage et de Charles VI le Bien-Aimé.

Il débute comme écuyer et valet « tranchant », puis il succède à son frère aîné Jean IV de la Rivière dans la charge de premier chambellan du roi.

Noter que les conseillers que Charles V le Sage s’est choisi, parmi lesquels on retrouve par exemple Dormans et Savoisy, ne font pas partie de la grande noblesse et sont en conséquence à peine nommés par les historiens.

De tous ces serviteurs, il est le plus proche de Charles V pour qui il est plus qu’un chambellan : il est son ami.

Bureau de la Rivière a la confiance du souverain : Charles V lui confie tous ses sentiments, toutes ses pensées les plus intimes, toutes ses peines, toutes ses joies. Ils ont en commun le même espoir dans l’avenir, ils raisonnent de façon identique, leurs réactions face aux événements sont semblables.

Comme Charles V, Bureau de la Rivière est de nature modeste. Il possède comme le roi un caractère aimable et est doté d’une grande intelligence. En sus de ses fonctions de chambellan, Bureau de la Rivière participe de façon active à la gestion du royaume de France.

Charles V utilise ses talents de diplomate, un domaine où excelle Bureau de la Rivière.

Ses parents sont Jean II de la Rivière (?-1346 ou 1349) et Ysabeau d’Anguerant (?-1363). Son aïeul paternel, Jean 1er de la Rivière, un serf affranchi et anobli en 1171, était seigneur de la Rivière, Perchain, Brinon et Champallement. 38

Jehan de Roye libéré grâce à Bertrand du Guesclin

Jehan de Roye, († 1396), fut otage en Angleterre en échange de la libération du roi Jean II le Bon.

Il y resta de 1359 jusque 1374 date à laquelle Bertrand du Guesclin négocia sa libération en échange de celle d’un grand seigneur anglais. Il lutta pour chasser les Anglais de Guyenne et fut un des trois chevaliers chargé de la garde du roi Charles VI pendant sa démence. Il fut tué à la bataille de Nicopolis en 1396. 39