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Bertrand du Guesclin a 51 ans

Bertrand du Guesclin à Saumur, Paris, Conches, Pontorson, Moncontour. Défaite des Anglais à Bressuire. Traité de Vernon. Siège de Bécherel. Mort de Jean de Kerloüet. Enquête pour la canonisation de Charles de Blois. Henri II de Trastamare à La Rochelle.

Cet article est en cours de rédaction.

Comme pour l’année 1370, divers textes contradictoires mentionnent Bertrand du Guesclin en plusieurs lieux aux mêmes moments. Pas facile de le suivre !

4 février. Conches-en-Ouche se rend

La ville subit la chevauchée d’Henri de Lancastre en 1356. Prétextant que le captal était passé aux Anglais, Bertrand du Guesclin fait le siège de Conches en 1371. Un accord est signé le 4 février 1371 et les Navarrais évacuent la ville. Cette reddition sept ans avant la conquête des biens du roi de Navarre par Charles V vaut à Conches de ne pas être détruite comme les autres forteresses de Charles II de Navarre. Bertrand du Guesclin est comte de Conches en 1371. 1

Conches-en-Ouche. 27
Conches-en-Ouche. 27. Vestiges du 11ème siècle. Photo : 12/07/2013.

Bertrand du Guesclin à Paris puis à Moncontour

Bertrand du Guesclin quitte Saumur pour Paris au début de 1371, mais il laisse des troupes dans la place sous le commandement d’Olivier de Clisson (qui porte alors le titre de lieutenant du roi et qui deviendra lui aussi connétable). Ce dernier a reçu l’ordre de harceler en permanence les ennemis et il est assisté par des capitaines réputés : Alain et Jean de Beaumont, Olivier de Mauni et Guillaume le Baveux.

Apprenant que Moncontour est assiégé par les Anglais de Robert Knollys, du Guesclin quitte Paris, passe par Blois et parvient à Saumur le 5 septembre. Il amène des renforts et surtout, il apporte des fonds à Olivier de Clisson, qui peut enfin verser les soldes à ses capitaines et à leurs compagnies ( Archives Historiques du Poitou, t. XX, p. 288-289 ). C’était là un préalable à la reprise des offensives. Mais il fallut encore attendre l’arrivée d’autres troupes parties de Tours. Finalement, Moncontour est dégagé... 2

15 mars. Défaite des Anglais à Bressuire

Bertrand du Guesclin reconquiert le Poitou, l’Aunis et la Saintonge pour Charles V de France par une série de sièges (fin en 1373). 3

Au début de l’année 1371, le connétable Bertrand Du Guesclin arrive à Angers, passa la Loire aux Ponts-de-Cé et se poste en vue de l’abbaye de Saint Maur où s’est retranchée une garnison anglaise. Ces derniers, après avoir mis le feu au monastère, réussissent à s’enfuir vers Moncontour, Parthenay et Bressuire.

Du Guesclin réunit ses troupes et s’élança à la poursuite des Anglais qu’il massacra sous les murs de Bressuire, peut-être devant la porte Labâte ou Simon. « Cinq cent Anglais égorgés jonchaient le sol autour de Bressuire » d’après Jean d’Oronville dans son histoire de la vie de Louis III, duc de Bourbon (1612).

Du haut des murailles, la garnison anglaise qui tenait la place et les habitants furent horrifiés mais attendaient les Français de pieds fermes. Du Guesclin engagea d’abord des négociations avec le gouverneur de la ville, espérant obtenir une capitulation. Celui-ci refusa, question d’honneur, d’autant plus que Bressuire était une place forte bien gardée, bien approvisionnée et qu’il pouvait s’attendre à être secouru. Empressé de poursuivre les Anglais, Du Guesclin n’a pas fait suivre son intendance et ne peut entamer un long siège, faute de subsistances importantes. Il part donc aussitôt en reconnaissance avec ses généraux autour de la muraille de la ville, pour en repérer les points faibles.

L’attaque fut laborieuse mais finalement les Français purent ouvrir une brèche et entrer dans la ville où les Anglais furent massacrés Elle fut livrée au pillage toute la nuit et c’est uniquement le lendemain que l’on se prépara à donner l’assaut au château. Mais la garnison, effrayée par les pillages et carnage, capitula.

Bressuire. 79
Bressuire. 79. Photo : 14/08/2013.

Le gouverneur fut pendu sur l’ordre de Du Guesclin sur la tour massive face à St Cyprien. Les habitants s’engagèrent à verser une importante rançon pour éviter l’incendie de leur cité. Après avoir laissé un bonne garnison dans la place, Du Guesclin se retira à Saumur et les autres villes du Poitou ne seront libérées qu’en 1372 - 1373. La libération de Bressuire ne semble pas avoir fait partie d’un plan stratégique de la part de Du Guesclin. C’est en effet, en poursuivant une garnison anglaise qu’il vient échouer au pied de la ville dont le seigneur, Louis de Beaumont était partisan des Anglais. 4

25 au 29 mars. Traité de Vernon entre Charles V et Charles le Mauvais

Montpellier est cédé à Charles le Mauvais, roi de Navarre en compensation de Mantes et Meulan.

Constatant que la Navarre est cernée par l’alliance franco-castillane et que les Anglais sont en difficulté, Charles de Navarre prend les devants et revient en France pour signer le traité de Vernon : il accepte les conditions de 1365 et, le 25 mars 1371, Charles le Mauvais, genou à terre, prête pour la première fois hommage lige à son souverain Charles V pour toutes les terres qu’il détient en France, ce qu’il avait toujours refusé, et lui promet « foi, loyauté et obéissance ».

Il semble définitivement neutralisé pour la course à la couronne de France, mais il continue à jouer sa carte en Espagne. Pendant son périple, passant par la Normandie, il essaye de négocier des trêves avec les garnisons gasconnes qui occupent ses places fortes et qui pillent le pays, se comportant en compagnies. Les exactions continues de ces garnisons, contre lesquelles Charles de Navarre ne peut pas grand-chose, ont beaucoup fait pour que ce soit Charles V qui apparaisse comme le protecteur et donc le souverain de la Normandie. 5

11 avril. Traité de paix entre Jeanne Ire de Naples et Louis d’Anjou en présence du pape Grégoire XI.

Avril. Le siège de Bécherel

En avril 1371, Olivier V de Clisson met le siège devant Bécherel occupée par les Anglais. Il est rejoint en août par Bertrand du Guesclin. 6

Bécherel. 22
Bécherel. 22 . Les restes du donjon. Photo : 09/01/2016.

Pierre II de Champagné est à Bécherel. Une branche cadette de la famille des sires de Champagné en Gévezé s’établit de bonne heure au manoir de la Montagne en Visseiche et y demeura plusieurs siècles. 7

1er mai. Une montre de Bertrand du Guesclin à Pontorson

L’an 1371, le premier jour de mai, à Pontorson à lieu la montre de Messire Bertrand Du Guesclin Connétable de France, Jehan d’Orenges et Guillaume d’Orenges sont au nombre des 27 chevaliers bacheliers présents ; puis à Bourges le premier juin 1371 et devant Caen le premier août de la même année, on retrouve Jehan comme écuyer, toujours dans la compagnie de Bertrand Du Guesclin. 8

Jean Ier d’Orenge est avec Bertrand du Guesclin

Jean Ier d’Orange combattit en 1356 sous l’enseigne de Du Guesclin et le suivit en Espagne en 1366. Jehan et Guillaume, son frère, étaient en 1371 au nombre des 27 chevaliers mis à la tête des compagnies du connétable. Robert d’Orange épousa en 1378 la sœur de Du Guesclin. Guillaume son fils commandait 400 hommes d’armes en l’année 1400. 9

Alain de Beaumont et Robert de Guitté maréchal

Le 1er mai 1371, Robert de Guitté est un des 27 chevaliers à la montre du connétable de France. Le 1er octobre 1374, Charles V ordonne de rendre à l’évêque et au chapitre de Saint-Malo la garde de cette ville, dont Robert de Guitté s’était emparé par surprise. 10

Robert (ou Robin) de Guitté, chevalier bachelier, seigneur de Vaucouleurs, combattant à la bataille de Cocherel, maréchal du connétable de France Jean de Beaumanoir en 1371-1374, était capitaine de Dinan en 1381, et le fut ensuite de Saint-Malo. Il est mort après 1392. Il ratifie le traité de Guérande -1381- le 25 avril à Dinan. 11

Le château de Beaumont en Guitté. L’endroit rappelle la famille de Beaumont, aujourd’hui disparue et dont les armoiries figurent sur l’église de Guitté. La famille de Beaumont était originaire de la paroisse de Landujan, et comptait au sein de ses membres Mathieu, vivant en 1271 et dont les armes étaient "d’argent à trois pieds de vache de gueules". L’un des autres membres de cette famille était Alain de Beaumont alias Pied de Vache, il fut présent à Pontorson à la montre de Du Guesclin en 1371, les chroniques de Froissart relatent comment Alain de Beaumont assisté de Geoffroi de Kerimel aida Du Guesclin à la prise du château de Chizé en 1373. Un autre membre de cette famille Robert de Guitté exerçait en 1372 la charge de maréchal de l’armée du connétable. 12

Jehan II de Parcevaux à trois montres de Bertrand du Guesclin

Jehan II de Parcevaux, vivant en 1360, comparut aux montres de Bertrand Du Guesclin à Pontorson, Bourges et Conches en 1371, ratifia le traité de Guérande en 1381, et fut capitaine de Lesneven en 1395 et 1402. 13

13 mai. Olivier de Mauny chevalier banneret

Olivier de Mauny, sr. de Lesnen, prend la qualité de chevalier banneret dans une quittance de ses gages du 13 mai 1371, scellée de ses armes, qui représentent un croissant, surmonté d’un lambel à trois pendants ; il avait sous ses ordres deux chevaliers et trente-six écuyers.

Il est mentionné dans plusieurs autres montres parmi les chevaliers bannerets de la compagnie de Bertrand du Guesclin. Olivier, Hervé, Henri, Eustache et Alain de Mauny étaient fils d’Hervé de Mauny et d’une fille de Guillaume du Guesclin, oncle du connétable. 14

Guy XII de Laval avec Bertrand du Guesclin

Il suit en 1371 Bertrand Du Guesclin en Poitou. 15

Raoul de Coëtquen accompagne Bertrand du Guesclin

D’Argentré cite Raoul de Coëtquen parmi les capitaines bretons qui accompagnèrent Bertrand du Guesclin dans toutes ses conquêtes, batailles, prises de villes et de châteaux en France et en Espagne. Suivant Dom Morice, il servit en Auvergne en 1371, sous le connétable. 16

Guyomar de Poncelin est écuyer dans une montre

Poncelin (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plouzané. De gueules à deux fasces d’argent. Guyomar, écuyer dans une montre de 1371 (Histoire de du Guesclin, p. 357) semble être de ceux-ci ; Guyomar se trouve mentionné entre les nobles de Plouzané. 17

Roland du Breil écuyer avec Bertrand du Guesclin

Roland du Breil, qui fit partie des écuyers de la compagnie du connétable du Guesclin dont la montre eut lieu à Caen en 1369, et à Bourges en 1371. On pense qu’il fut le père de Colin qui signe le Traité de Guérande en 1381. 18

Perrot Tremel figure dans une montre de Bertrand du Guesclin

L’ancienne trève de Trémel dépendait de l’évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. On rencontre l’appellation Tremel dès 1371. Nota : un personnage nommé Perrot Tremel figure dans une montre de Bertrand du Guesclin en 1371 et la famille de Trémel possédait, dans la trève du même nom, la terre de Launay. 19

Rolland III de Coëtmen, 21 ans, sert sous Bertrand du Guesclin

Rolland III de Coëtmen, en 1371, servait comme simple chevalier sous le sire de la Hunaudaie et le connétable Duguesclin, lorsqu’il succéda aux fiefs paternels, et, en cette qualité prêta serment au duc de Bretagne. 20

Robin Tesson figure parmi les écuyers de la compagnie d’Olivier de Mauny en 1371. 21

Renaut de Thomas et Bouaut André Tristan compagnons de Bertrand du Guesclin

Thomas (Renaut de), chevalier seigneur de Pouzauges, Chabanais, etc., servit en Guyenne en 1371, sous les ordres de Du Guesclin, et aussi Bouaut André Tristan, seigneur de Bois-Ménard et de la Rousselière, après avoir suivi d’abord la fortune du roi d’Angleterre. 22

Jean Leet compagnon d’armes de Bertrand du Guesclin

Le domaine de la Desnerie est mentionné dès 1371, il est la propriété de Jean Leet alias Lect, compagnon d’armes de Du Guesclin et du connétable Olivier de Clisson. 23

Guy VI, seigneur de Molac, dans la compagnie de Bertrand du Guesclin

Guy VI, seigneur de Molac et sénéchal de Rohan, servait en 1371 dans la compagnie de Bertrand du Guesclin. Guy VII, seigneur de Molac et de Pestivien, procéda en 1407 contre le vicomte de Rohan et mourut en 1411. 24

Août - Septembre. Siège et prise de Moncontour en Poitou par les Anglais et les barons poitevins. 25

Moncontour. 86
Moncontour. 86. Photo : 29/12/2012.

Le roi de France choisit d’attaquer les Anglais dans leurs possessions du Sud-Ouest de la France, la Guyenne. Bertrand du Guesclin et Olivier de Clisson partagent le commandement militaire et, tandis que le premier mène le combat en Auvergne et en Rouergue, le second s’en prend aux positions anglaises du Poitou, de Saintonge et d’Anjou au cours de l’été 1371.

Les Anglais ripostent en menant une expédition contre la place forte de Moncontour, qui chute après dix jours de siège. Olivier de Clisson est chargé par Charles V de reprendre la ville. Olivier de Clisson tardant à prendre la place, et personnellement humilié par un noble assiégé, Bertrand du Guesclin se joint au combat. La ville est reprise en 1372. 26

5 septembre. Montre de Louis de Sancerre à Tours

Il passa montre le 5 septembre 1371 à Tours, avec 21 chevaliers bacheliers et 58 écuyers, pour faire la guerre en Poitou. 27

De septembre 1361 à 1371 environ, les Anglais étaient restés à peu près maîtres absolus du Bas-Poitou, sauf de la Roche-sur-Yon et des biens d’Olivier de Clisson et de Jeanne de Belleville qui ne leur furent jamais remis ; notamment Beauvoir et la Garnache. 28

Mort de Jean de Kerloüet. Alain de Saisy se bat dans le Poitou

Jean de Kerloüet et Alain de Saisy sont fait prisonniers par les Anglais en 1369, lors d’un combat au pont de Lussac (Poitou), et délivrés quelque temps après rançons.

Alain de Saisy prêta serment au duc en 1371 et 1372. Il faut également parler des lettres du roi Charles V à Du Guesclin, son connétable, pour accorder sur sa demande les récompenses les plus considérables à son écuyer de renom. Il reçut ainsi les terres, châteaux et forteresses de Mortemart, de Vivonne, de Saint-Victurien et autres lieux, en rémunération « de partie des bons et agréables services », le roi ayant confisqué les dits biens à Aimery de Rochechouart, « rebelle ennemie et désobéissant du Roi monseigneur ».

On a lieu de croire qu’à la mort d’Alain de Saisy, ces biens furent restitués, moyennant compensation. Ces lettres, découvertes seulement en 1886, sont certainement le plus beau titre des Saisy de Kerampuil.

Charles V récompense Jean de Kerloüet par dix-huit cents livres d’or et Alain de Saisy de mille livres d’or. « Ce qu’il y a de probable, c’est que d’après la chronique anonyme et celle de Cuvelier, après la mort de Jean de Kerloüet [en 1371], Alain de Saisy était devenu le principal instrument de la conquête du Poitou, et c’est pour cela sans doute que le Roi voulut lui créer une situation considérable. » 29

Pierre II de Valois, comte d’Alençon, du Perche et de Porhoët, à Ussel

Il a 31 ans. Il s’engage sous les ordres du duc de Berry et combat en Aquitaine avec son frère cadet Robert, contre les Anglais. Ils prennent Limoges, mais échouent devant Usson (1371). Il combat ensuite en Bretagne avec Bertrand du Guesclin, et est blessé durant l’assaut d’Hennebont, Morbihan. 30

14 octobre. Bernardon de la Salle chevalier

Il fut nommé chevalier le 14 octobre 1371, jour où il prit Figeac pour les Anglais. 31

15 novembre. Enquête pour la canonisation de Charles de Blois

Jean le Brun (mort en 1378) était un évêque de Tréguier de 1371 à 1378. Jean II le Brun est originaire de Saint-Agathon, près de Pommerit-le-Vicomte. 32 Il est chantre de la cathédrale de Dol-de-Bretagne lorsqu’il est nommé évêque de Tréguier le 5 mai 1371 à la suite de la résignation de son prédécesseur. Ancien chapelain de Jean IV de Bretagne on ne garde pas trace de son serment d’allégeance au nouveau duc. Ne pouvant pour des raisons de santé se rendre à Angers déposer à l’enquête pour la canonisation de Charles de Blois, le 15 novembre 1371, il adresse une lettre à ce sujet. 33

Rolland de Couestellès chapelain et de secrétaire de Charles de Blois. Motreff est le pays natal de l’un des témoins qui figurèrent au procès de canonisation de Charles de Blois : Rolland de Couestellès (Coatelez ?), âgé de quarante ans en 1371, licencié ès-arts, bachelier ès-lois, chanoine de Nantes, de Léon, de la collégiale de Saint-Pierre d’Angers, qui, vingt ans durant, vécut avec Charles de Blois et ses enfants, en qualité de chapelain et de secrétaire. 34

Erart de Léon cousin de Jeanne de Penthièvre

Il est appelé noble homme, monsieur Erart de Léon, chevalier, dans un acte du 1er janvier 1355, relatif au douaire accordé par Hervé de Léon à sa mère. Dans l’enquête établie en 1371, pour la canonisation de Charles de Blois, Erart de Léon est qualifié chevalier, sr. de Frémerville, et cousin de la duchesse, femme de Charles de Blois. 35

La flotte d’Henri II de Trastamare, roi de Castille, à La Rochelle

Henri II de Castille commence la pacification de ses états. Il demeure fidèle à la France et au roi Charles V et lui assure un soutien militaire durant la guerre de Cent Ans.

La Rochelle. 17
La Rochelle. 17 . Photo : 18/02/2017.

En 1371, sa flotte remporte une brillante victoire à La Rochelle, qui enlève aux Anglais la maîtrise des mers et accélère considérablement la reconquête par Charles V du territoire laissé aux Anglais au traité de Brétigny.

Il fait la guerre au Portugal allié de l’Angleterre. Il mène une politique de rigueur religieuse qui annonce l’Inquisition. 36

Les Anglais prennent une tour et un château à Merle

La situation de l’éperon rocheux formant presqu’île dans un méandre de la Maronne explique que les seigneurs de Merle et leur forteresse, inexpugnable jusqu’à l’invention de l’artillerie aient été cités dès le 11ème. Au cours du 13ème les partages, alliances et héritages font de la terre une co-seigneurie vassale des Ventadour. Au 14ème, la co-seigneurie comprend sept seigneurs, sept châteaux, deux chapelles et un village. Les Anglais prennent une tour et un château en 1371 mais les restituent. 37

Jeanne de Laval-Tinténiac et Bertrand du Guesclin à Montsabert ?

La date de 1371 est certainement erronée, il s’agit plutôt de 1374. Au XIIIe siècle, le château de Montsabert appartenait à Guy de Pommerieux, seigneur de Pommérieux en Mayenne angevine. Par la suite, le château passa à Jeanne de Laval-Tinténiac. En 1371, elle apporta ce bien en dot lors de son mariage avec le connétable Bertrand du Guesclin. 38

Laval. 53
Laval. 53 . Le château. Photo : 25/02/2017.

Naissance de la Maison de Bourbon-Vendôme

En 1371, après la mort du comte Bouchard VII et de sa fille Jeanne de Vendôme, Catherine de Vendôme, leur sœur et tante, hérite du comté de Vendôme. Son mariage avec Jean VII Comte de Vendôme donne naissance à la Maison de Bourbon-Vendôme. 39

Amaury IV de Craon vend Sablé et Précigné à Louis Ier duc d’Anjou

Amaury IV de Craon (1326-1373), sans postérité légitime de Péronnelle, vicomtesse de Thouars et comtesse de Dreux, cède vers 1371, Sablé et Précigné à Louis Ier duc d’Anjou, comte du Maine et de Provence, frère puîné du roi Charles V, contre 10 000 francs d’or. 40

Sablé-sur-Sarthe. 72
Sablé-sur-Sarthe. 72 . Les vestiges des remparts. Photo : 25/02/2017.

Geoffroi de La Tour Landry écrit un traité d’éducation morale

Le Livre du Chevalier de la Tour Landry pour l’enseignement de ses filles est un traité d’éducation morale destiné à ses filles, composé par le chevalier français Geoffroi de La Tour Landry de 1371 à 1373. 41

Naissance de Pierre Cauchon

Pierre Cauchon (1371 ?-1442). Recteur de l’Université de Paris (1397-1405). Ambassadeur du duc de Bourgogne au concile de Constance (1414-1418). Évêque de Beauvais (1420-1432) puis de Lisieux (1432-1442). Membre du Conseil du roi à partir de 1422. Président du tribunal ecclésiastique chargé de juger Jeanne d’Arc.

Naissance d’Isabeau de Bavière

Isabeau de Bavière (reine de France, 1371-1435). Épouse de Charles VI (1368-1422), roi de France. Fille d’Étienne III de Wittelsbach, duc de Bavière-Ingolstadt et de Taddea Visconti, fille du duc de Milan.

Naissance de Jean sans Peur

Futur duc de Bourgogne, 1371-1419.

Mort de Jeanne d’Évreux

Reine de France, 13..-1371). Fille de Louis de France, comte d’Évreux, et troisième femme du roi de France Charles IV.

Mort de David, roi d’Écosse. Robert II Stuart lui succède

David II d’Écosse, 1324-1371. Roi d’Écosse de 1329 à 1371. Robert II Stuart, né le 2 mars 1316 à Paisley et mort le 19 avril 1390 au château de Dundonald (en), est roi d’Écosse de 1371 à sa mort. Il est le neveu de David II d’Écosse. 42

Francesc Eiximenis souhaite étudier à Toulouse

Francesc Eiximenis ou Eximenis [fɾənˈsɛsk əʃiˈmɛnis], né en 1330 ? à Gérone et mort en 1409 à Perpignan, est un moine franciscain catalan du XIVe siècle.

Il est connu en tant que théologien, érudit, mais aussi pour son implication dans la vie politique et sociale de son temps.

En 1371, les responsables de la ville de Lérida veulent lui confier la charge d’un enseignement de philosophie connu sous le nom de lectura del alba. Mais comme il ne possède pas encore le grade de maître en théologie, il doit revenir à Barcelone, où nous le retrouvons en 1373 comme custode des frères mineurs. Le 25 avril de la même année, Pierre IV, dit le cérémonieux, écrit depuis Barcelone aux duc d’Anjou et comte d’Armagnac pour qu’ils recommandent Eiximenis au conseiller du Studium Generale de Toulouse, où il souhaite étudier la théologie. 43