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Guer. Bertrand du Guesclin restauré et déplacé

Du pont de la Concorde à Versailles puis à Beignon et enfin à Guer-Coëtquidan.

Beignon. Coëtquidan. 56
Beignon. Coëtquidan. 56 . Photo : 26/06/2002.

La décision de déplacer les deux statues aurait été prise par le général actuel, le général de division Patrick Collet en poste depuis 2019.

Merci d’avoir fait ce beau cadeau à Bertrand du Guesclin pour le 700ème anniversaire de sa naissance.

Les deux statues sont maintenant sur l’artère principale d’entrée dans le camp. Bertrand du Guesclin est à droite, Bayard à gauche.

Un grand changement, Bertrand du Guesclin quitte Beignon pour Guer-Coëtquidan. Une adresse plus prestigieuse qui permettra à un plus grand nombre de personnes de le découvrir.

21 juillet. Guer. De Versailles à Coëtquidan : l’étonnant périple de Bayard et Du Guesclin

Les Infos du Pays Gallo.

Les visiteurs des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan font désormais une entrée magistrale sur le site de Guer. Deux statues géantes les accueillent qui étaient jusqu’alors installées à l’ancienne entrée des écoles à Beignon. Depuis les années 2000, les écoles de Saint-Cyr projettent de revaloriser ces véritables œuvres d’art taillées chacune dans un bloc unique de marbre de Carrare. Elles se dégradaient inexorablement du fait des intempéries mais aussi des actes de malveillance. Elles ont été taguées et ont même fait l’objet d’une tentative de plastiquage dans la nuit du 13 au 14 juillet 1975 par des indépendantistes bretons. Et puis, elles étaient situées à un point d’accès désaffecté.

Lundi, le projet longuement muri a pris forme. Une entreprise spécialisée a retiré les statues des chevaliers Bayard et Du Guesclin de leurs socles respectifs pour les transporter et les remettre en place dans l’acruelle allée d’accès aux écoles, du côté de Guer Bellevue. Hautes de 4,71 mètres et pesant respectivement 9, 5 et 7 tonnes, « elles redonnent une dimension vraiment martiale aux écoles… », constate le commandant Carole Chalavan conservatrice du musée des écoles de Coëtquidan. Elle se réjouit de la qualité des travaux qui ont été entrepris. La statue de Du Guesclin a déjà été restaurée et celle de Bayard le sera au cours de cet été, sur son nouveau socle. « La restauration, fait resurgir des détails qui avaient disparus », s’émerveillent le commandant Chalavan.

Un chantier titanesque qui a pu être mené à bien grâce à la mobilisation de plusieurs mécènes(*). Mais cette opération est également l’occasion de se replonger dans l’histoire étonnante de ces statues qui remonte à Napoléon 1er. En 1810, l’Empereur a l’idée de réaliser des statues majestueuses afin de rendre gloire à ses généraux et maréchaux. La chute de l’Empire en 1814 met un terme à ce projet. Enfin presque. Parce que Louis XVIII reprend cette idée mais avec avec la volonté de dédier ces statues aux valeurs monarchiques. Il commande alors 12 statues représentants 4 ministres, 4 marins et 4 militaires (Bayard, Du Guesclin, le Grand Condé et Turenne). Elles sont installées sur le Pont de la Concorde à Paris en 1828 mais leur poids menace la stabilité du pont. Elles sont alors transférées dans la cour d’honneur du château de Versailles en 1837. A l’époque le château de Versailles est en piteux état et Louis XVIII envisage d’en faire un musée de l’histoire de France pour rendre hommage à toutes les gloires nationales. Les 12 statues font partie de ce projet qui est démantelé en 1931.

Les statues des 4 militaires sont alors déplacées et mises en dépôt en 1933 aux écoles militaires spéciales de Saint-Cyr l’Ecole dans les Yvelines à quelques kilomètres de Versailles. En 1944 un violent bombardement anglais détruit le site de Saint-Cyr l’Ecole. La statue de Condé est détruite mais pas les trois autres qui en 1966 sont transférés à Coëtquidan. Celle de Turenne est installé à l’intérieur des bâtiments et les deux autres de part et d’autre de l’entrée du site à Beignon. Elles poursuivent leur périple historique …

(*)UNEO, la GMF, la direction du patrimoine et des archives du ministère des armées, The first alliance fondation, une association dont l’objectif est de renforcer les liens entre la France et les Etats-Unis et la DRAC Bretagne. 1

À Guer, Bayard et Du Guesclin intègrent les écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan. Ouest-France. 2

Guer-Coëtquidan. 56
Guer-Coëtquidan. 56 . Les Infos du pays de Ploërmel. 29.09.2020.
Beignon. 56
Beignon. 56. Bertrand du Guesclin est un danger. Photo : 14/07/2019.

Une statue de Pierre-Charles Bridan

Connétable Du Guesclin, statue en pierre de taille, de Pierre-Charles BRIDAN (1766-1836), offerte en 1933 par le château de Versailles à l’E.S.M. de Saint-Cyr et placée à l’orée du Bois Nord.

La statue est arrivée à Coëtquidan en 1967 et placée à droite de l’entrée de l’axe noble, au carrefour du C.D. 724 (anciennement R.N.24).

Sur la photo on note l’orthographe Du Gesclin3

Bertrand du Guesclin sur le pont de la Concorde à Paris

Le pont de la Concorde est un pont de Paris qui franchit la Seine entre le quai des Tuileries (place de la Concorde) et le quai d’Orsay. Il a porté au cours de son histoire les noms de « pont Louis-XVI », « pont de la Révolution », « pont de la Concorde », à nouveau « pont Louis-XVI » pendant la Restauration (1814), et définitivement « pont de la Concorde » depuis 1830.

En 1810, Napoléon Bonaparte y fait placer des statues en l’honneur de huit généraux morts au champ d’honneur pendant les campagnes du Premier Empire.

À la Restauration, on les remplace par un ensemble de douze statues monumentales en marbre blanc. Ces statues commandées par Louis XVIII en 1816 et posées avant 1829 représentent quatre grands ministres (Colbert, Richelieu, Suger, Sully), quatre militaires (Bayard, Grand Condé, Du Guesclin, Turenne) et quatre marins (Duguay-Trouin, Duquesne, Suffren, Tourville). Mais cet ensemble est trop lourd pour le pont, et Louis-Philippe Ier fait enlever ces statues pour les transférer à Versailles. 4

Fin juillet 2020, les travaux sont en cours

Un camion et une équipe spécialisée ont mis les statues en place. Bertrand du Guesclin est tout blanc, il lui manque la lame de son épée. Le socle sera prochainement recouvert de plaques de marbre.

Du Guesclin. Guer-Coëtquidan. 56
Du Guesclin. Guer-Coëtquidan. 56. La statue à son nouvel emplacement. Photo : 30/07/2020.
Du Guesclin. Guer-Coëtquidan. 56
Du Guesclin. Guer-Coëtquidan. 56. Il a perdu la lame de son épée. Photo : 30/07/2020.
Du Guesclin. Guer-Coëtquidan. 56
Du Guesclin. Guer-Coëtquidan. 56. Il a retrouvé sa blancheur. Photo : 30/07/2020.

Bayard n’est pas encore restauré, cela doit se faire en août.

Bayard. Guer-Coëtquidan. 56
Bayard. Guer-Coëtquidan. 56. Photo : 30/07/2020.

Mieux vaut tard que jamais

En 2004, une étude et des devis sont réalisés, sans suite.

En 2010, le commandant Tristan Leroy est nommé conservateur.

En 2012, il projette la restauration des statues, je le rencontre pour lui proposer de réaliser une souscription avec la Fondation du patrimoine. Un dossier complet est rédigé.

En 2013, les devis d’un restaurateur de sculptures de Vannes sont retenus. Il en coûtera environ 20.000 € pour Bertrand du Guesclin, 18.000 € pour Bayard, 17.000 € pour Turenne.

Environ 20.000 € d’aides et subventions sont acquises. Est-ce que la souscription apportera le solde ? Nous le croyons. C’est trop beau.

Le commandant Tristan Leroy ne parvient pas à obtenir l’accord du propriétaire, Versailles. En effet, c’est au propriétaire de signer le dossier.

Puis le commandant Tristan Leroy quitte son poste, l’affaire est close, jusqu’à maintenant.

Les deux statues sur le pont de la RN 24

Le général en poste en 2013 propose la restauration et le déplacement des statues sur le pont sur la RN 24, entre Bellevue-Coëtquidan et Guer. Les élus contactés ne réagissent pas. Voici sa lettre .

Monsieur le maire, (le député, le président du conseil général …)
 
Il existe sur le camp de Coëtquidan trois statues monumentales figurant le chevalier Bayard, le connétable du Guesclin et le maréchal de Turenne. Ces statues de marbre sont l’œuvre de trois sculpteurs français : Antoine Moutoni, Pierre-Charles Bridan et Edme-Etienne Gois.
 
Initialement commandées sous la Restauration pour orner le pont de la Concorde à Paris, elles ont finalement trouvé place dans la Cour d’honneur du Château de Versailles avant d’être confiées à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr afin que ces figures emblématiques de l’histoire de France puissent inspirer nos élèves officiers.
Transférées à Coëtquidan en 1966, au moment où s’achève en Bretagne la construction de la « nouvelle école » dédiée à la formation des officiers français, ces statues confèrent alors au camp militaire tout le prestige qui lui convient et affirment par leur présence sa vocation martiale. Bayard et du Guesclin prennent place de part et d’autre de l’entrée principale du camp, que l’on nommait alors l’« axe noble », et Turenne veille sur le « Marchfeld » où évoluent les élèves officiers de réserve.
 
Depuis lors, Bayard, Turenne et du Guesclin ont entamé une lente et inexorable décrépitude. La construction de la voie rapide (RN 24) a modifié les accès du camp reléguant Bayard et du Guesclin au rang de gardiens d’une entrée désertée et les trois statues ont subi au fil des ans de nombreuses dégradations dues aux intempéries ou à la malveillance (graffitis, mutilations).
 
Aujourd’hui, ces trois marbres sont dans un état préoccupant au point qu’il a fallu sécuriser leur périmètre pour éviter tout accident. Les restaurer est une nécessité pour assurer leur préservation, conserver une part de notre patrimoine commun et rendre à ces illustres personnages une allure digne de la place qu’ils ont occupée dans notre histoire.
 
Une fois restaurées, pourquoi ne pas envisager de déplacer les statues de Bayard et du Guesclin et de les disposer de part et d’autre de la voie rapide (RN 24) où ces chevaliers attireraient l’attention des automobilistes et « signeraient » l’entrée au cœur de Brocéliande. Associés à une signalétique renouvelée, ils donneraient à la sortie « Guer – Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan » un cachet qui lui fait aujourd’hui défaut.
 
Dans cette perspective, la fondation du patrimoine a été sollicitée afin d’organiser une grande souscription visant à financer la restauration de ces statues. M. René Barrat, correspondant local de cet organisme, y travaille conjointement avec le commandant Leroy, conservateur du Musée du Souvenir (02 97 70 77 48), que j’ai spécialement chargé de suivre ce dossier. En accord avec le Château de Versailles, propriétaire de ces œuvres, un devis établi par un restaurateur agréé a été demandé. La somme nécessaire à leur remise en état s’élève à 54 770.80 € TTC.
 
Afin d’assurer à cette opération les meilleures chances de succès, l’implication des élus et des collectivités locales est nécessaire. Une contribution financière permettrait de vous compter parmi les partenaires de ce projet et lui donnerait l’élan et la crédibilité indispensable à sa réussite.
 
En conséquence, j’ai l’honneur de vous demander si une subvention exceptionnelle peut être versée pour contribuer à la restauration de ces trois statues.
 
Vous remerciant par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à cette demande, je vous prie de bien vouloir agréer…

Quelques statues de Bertrand du Guesclin 5

Un grand merci au général et à la conservatrice. A suivre...le connétable doit retrouver son épée.

Guer. 56
Guer. 56. Photo : 20/09/2009.