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1360. Bertrand du Guesclin a 40 ans

Edouard III est près de Paris. Le Traité de Brétigny. Bertrand du Guesclin lieutenant de Normandie, d’Anjou et du Maine. Le franc à cheval.

Le roi d’Angleterre Édouard III échoue devant Reims

11 janvier. Édouard III tente sans succès de rentrer dans Reims pour s’y faire sacrer. Il est mis en fâcheuse posture par le Dauphin Charles qui refuse obstinément le combat par la stratégie de la terre déserte.

10 mars. Traité de Guillon entre Édouard III et le duc de Bourgogne

Édouard III conduit alors son armée par Châlons, prend Tonnerre, épargne Noyers mais ravage Montréal dont une partie des habitants est massacrée. Tandis que son lieutenant s’empare de la place forte de Flavigny et que ses troupes pillent l’Avallonnais, il s’installe dans l’ancien château de Guillon.

Flavigny-sur-Ozerain. 21
Flavigny-sur-Ozerain. 21
Porte du 15ème siècle. Photo : 15/08/2012.

Informé de la situation, le jeune duc de Bourgogne Philippe de Rouvres se rend à Guillon, accompagné de ses principaux vassaux. Les négociations entre les Anglais et les Bourguignons aboutissent le 10 mars 1360 à la signature d’un traité, qui établit une trêve de trois ans. 1

Philippe de Rouvres est né en 1346, duc de Bourgogne, comte de Bourgogne, d’Artois, de Boulogne et d’Auvergne est fils de Jeanne de Boulogne et Philippe de Bourgogne dit Monsieur, fils et héritier d’Eudes IV, duc de Bourgogne et de Jeanne de France, comtesse d’Artois et de Bourgogne.

A la mort de Philippe de Bourgogne, Jeanne de Boulogne épouse en seconde noces, le 9 février 1350, Jean, duc de Normandie, Jean II le Bon. Philippe de Rouvres meurt en 1361.

Vaincus, les Bourguignons s’engagent à verser une somme importante de 200 000 deniers d’or au mouton (d’où le nom de Traité des moutons d’or) en trois versements. Ils acceptent de laisser circuler librement les sujets du roi d’Angleterre. Édouard III, de son côté, s’engage à rendre Flavigny, à lever la rançon des villes conquises et des prisonniers, à quitter la Bourgogne pacifiquement et rapidement.

Le paiement des 200 000 deniers d’or est garanti par dix-sept abbés et prélats, quinze nobles, sept bourgeois et six villes. Les bourgeois et nobles promettent de se livrer en otage à Londres ou Calais, en cas de retard supérieur à un mois. 2

12-15 mars : raids normands sur le port de Winchelsea

Des marins normands mènent un raid sur le port de Winchelsea, déclenchant une panique en Angleterre. Cette diversion inquiète Édouard III. 3

Mars 1360 ? 1363 ? Bertrand du Guesclin est à Saint-Méen-le-Grand

Saint-Méen-le-Grand peut être considéré comme faisant partie de la forêt de Brocéliande.

Du Guesclin remporta une victoire sur les Anglais à Saint-Méen en 1363. M. Guyard de Berville relate cet épisode : « Du Guesclin persuadé par les raisons qu’il venoit d’entendre ne contesta plus, & pour s’y conformer, il promit au Prince de se trouver à Nantes le 1er Mars, avec toutes les troupes qu’il pourroit rassembler. Alors de trouvant en état de monter à cheval, il prit congé du Comte de Blois, & partit pour son gouvernement de Pontorson ; & à peine étoit-il, sorti de Nantes qu’il apprit que Richard de Grévaques, Capitaine Anglois, battoit la campagne pour tâcher de le surprendre dans sa route & l’enlever. Il sçut que ce Capitaine étoit en garnison dans Ploërmel, & que de-là il faisoit des courses dans tous les environs, & levoit des contributions sur les Paroisses depuis Rennes jusqu’à Nantes. Du Guesclin qui marchait avec ses Compagnons ordinaires, se détourna de son chemin pour se mettre à la poursuite de ce Capitaine, & lui épargner la peine de le chercher : celui-ci le sçut, & se tint sur ſes gardes, pour ne pas être surpris par un ennemi si redoutable, & tâcher au contraire de le trouver au dépourvu, Il apprit que du Guesclin était logé à l’Abbaye de Saint-Méen & ses troupes dans la Ville : il marcha toute la nuit & arriva proche de cette Ville une heure avant le jour ; il envoya deux de ses gens travestis en paysans à la découverte ; ils lui rapporterent que tout était dans le repos & dans le silence, sinon un petit corps-de-garde de quinze ou vingt hommes à l’entrée du Bourg, qui serait aisé à forcer. Alors Grévaques dispose ses gens, marche sans bruit, fond sur le corps-de-garde, & tue les premiers qui se présentent ; les autres se sauvent & vont donner l’allarme aux troupes de du Guesclin. Grévaques attaque d’abord la maison où étaient ses équipages, avant que personne fût en état de se défendre : les valets résisterent tant qu’ils purent, quelques Gentilshommes vinrent à leur secours avec des soldats & des habitans, mais la partie étant trop inegale, il y eut de la perte du côté des Bretons, entre autres de trois Capitaines dans les troupes de du Guesclin, très-braves & très-esimés, Geoffroy le Vayer, Raoul de Kergouët, & le Seigneur de Romillé. Cependant tous les habitans se mirent en armes, & sauverent la maison que Grévaques attaquoit ; de son côté il craignit que ses gens occupés au pillage, ne fussent chargés 8c défaits, & crut qu’il seroit plus à propos d’aller attaquer du Guesclin, avant qu’il eût le loisir de se mettre en défense. Il marcha donc droit â l’Abbaye, où Bertrand avoit déja mis en bataille les gens de guerre qui s’étoient rassemblés près de sa personne. Il étoit prêt à en sortir pour secourir les siens, quand on lui annonça que Grévaques venoit l’attaquer : alors il rangea sa troupe dans le préau, qui étoit grand & vase, & fit ouvrir les portes. Grevaques arrive, & s’apperçoit qu’il est attendu, mais il n’écoit plus temps de reculer, ni de délibérer ; ainsi il fond sur la troupe de Bertrand avec vivacité. Le combat fut long & incertain ; mais à la fin Grévaques eut la douleur de voir tomber mort à son côté son fils, jeune homme de très grande espérance, & quantite de ses principaux officiers ; le reste s’amollit, & ce pere désolé fut forcé de se rendre à la merci de du Guesclin avec son gendre & son beau-frere, qui tous remirent leurs épées au vainqueur. Ainsi finit cette entreprise où du Guesclin courut le plus grand danger, & qui délivra la Province d’un ennemi bien puissant & bien destructeur. » 4

Raoul de Kergoët, chevalier, commandant des troupes de Bertrand Du Guesclin, est battu en 1360 à Saint-Méen. 5

En 1360, il compensa cette perte en capturant, lors d’une expédition punitive, le capitaine de Ploërmel, sir Richard Grenacre. 6

Richard de Grévaques ou Richard Grenacre ?

L’ancienne chapelle Saint-Denis, située route de Gaël est démolie en 1812. Saint-Denis était une chapelle frairienne. La tradition raconte qu’elle fut élevée en mémoire d’une victoire que Du Guesclin remporta sur les Anglais à Saint-Méen en 13637

S’agit-il de deux batailles différentes ou d’erreur dans les dates ?

Saint Méen-le-Grand. 35
Saint Méen-le-Grand. 35
L’aigle à deux têtes de Bertrand du Guesclin. Quelle explication ? Photo : 28/10/2017.

Cette dalle est fixée à l’extérieur, contre le mur, à gauche de l’entrée de l’abbaye. Étrange.

Saint-Méen-Le-Grand. 35
Saint-Méen-Le-Grand. 35
L’aigle bicéphale. Photo : 26/03/2006.

Les Anglais quittent la Bourgogne et se dirigent vers Paris

Fou de rage, Édouard III remonte vers Paris et laisse son armée commettre de nombreuses exactions : il ne s’agit plus du simple pillage visant à nourrir son armée mais de la destruction systématique de toutes les ressources, les pieds de vignes sont arrachés, le bétail abattu et la population massacrée.

Ces exactions entraînent un vif ressentiment contre les Anglais. Nombre d’entre elles ont lieu pendant le Carême et la Semaine sainte et, lorsque l’armée anglaise est touchée par un violent orage de grêle le lundi 13 avril, nombre de chroniqueurs y voient la main de Dieu.

19 mars. En France, le Parlement devient la section spécialisée du Conseil qui s’occupe de la justice.

31 mars. Édouard III installe son quartier général au château de Chanteloup à Saint-Germain-lès-Arpajon et dirige l’investissement de Paris. Longjumeau, Monthléry, Corbeil et Orly sont occupés et pillés dans la foulée. 8 Puis entre le 5 et le 7 avril c’est au tour de Châtillon, Montrouge, Gentilly, Cachan, Issy, Vanves et Vaugirard. 9

12 avril. Édouard III lève le siège de Paris et prend la direction de la Beauce.

Il fait une halte à Chartres.

13 avril. C’est le fameux « Black Monday ». Alors que l’armée anglaise est quelque part dans le territoire de l’actuelle Yvelines, une terrible tempête éclate. Un orage de grêle qui tue les bêtes et les gens, détruit les chariots, les vivres et l’armement.

Édouard III d’Angleterre pris par l’orage, entre les actuelles communes de Sours et de Nogent-le-Phaye, avec son armée décide, dans un château de la commune, des modalités du Traité de Brétigny. 10

Sours-Brétigny. 28
Sours-Brétigny. 28
Stèle au village de Brétigny. Photo : 07/20/2014.

Sa chevauchée se solde par un échec : il ne sera pas roi de France.

Édouard III embarque illico à Harfleur sans prendre la peine de raccompagner son escorte jusqu’à Calais, d’où elle va à son tour rembarquer pour l’Angleterre. 11

Chevauchée d'Édouard III en 1359-60
Chevauchée d’Édouard III en 1359-60
En pointillé blanc. Wikimedia Commons.

8 mai. Traité de Brétigny

Persuadé qu’il s’agit là d’un message de Dieu qui souhaite la paix avec le Royaume de France, il rassemble ses plénipotentiaires et ceux du Dauphin Charles, qui se rencontrent sur la commune de Sours, dans un château près du hameau de Brétigny (fief vassal de la baronnie d’Auneau), probablement au château des Laval ou dans un château aujourd’hui détruit et qui se situait sur l’actuel hameau de La Saussaye.

Anglais et Français sont alors contraints à des accords préliminaires qui aboutissent au Traité de Brétigny, ratifié à Calais. Ils s’entendent sur des préliminaires de paix qui mettent fin à plus de deux décennies de combats. 12

  • Edouard III obtient la Guyenne et la Gascogne en toute souveraineté ainsi que Calais, le Ponthieu et le comté de Guînes. Il obtient également le Poitou - dont l’un des fils de Jean II, Jean, est pourtant comte - , le Périgord, le Limousin, l’Angoumois et la Saintonge. Enfin, il devient souverain de toutes les terres du comté d’Armagnac en recevant l’Agenais, le Quercy, le Rouergue, la Bigorre et le comté de Gaure.
  • Jean le Bon est libéré contre trois millions d’écus d’or de rançon (ses fils les ducs de Berry et d’Anjou le remplacent comme otage en Angleterre). Le traité met un terme aux quatre années de captivité à Londres de Jean II le Bon.
  • Édouard III renonce à la couronne de France. 13
  • Édouard III renonce aux duchés de Normandie et de Touraine, aux comtés du Maine et d’Anjou et à la suzeraineté sur la Bretagne et les Flandres.
  • Les Français promettent par ailleurs aux Anglais de leur céder en pleine souveraineté, sans hommage féodal, une région côtière qui inclut Calais, le Ponthieu (la région de la Somme), le comté de Guînes et l’Aquitaine. Cette dernière, élargie de l’Auvergne aux Pyrénées, comprend rien moins que le Poitou, la Saintonge, le Limousin, le Quercy, le Rouergue, la Gascogne et la Guyenne ! Édouard III se propose de la donner en apanage au Prince Noir, son fils et héritier.
    Elles ramènent le domaine capétien à ce qu’il était au début du règne de Philippe Auguste, 150 ans auparavant.
    À vrai dire, elles ne seront jamais appliquées grâce à l’habileté et à l’énergie du Dauphin, le fils de Jean II le Bon, futur Charles V le Sage. Sur une idée de Charles, le traité prévoit en effet que la souveraineté du roi d’Angleterre sur ses nouvelles possessions ne sera effective qu’après la remise de celles-ci par les Français. La renonciation d’Édouard III à la couronne française interviendra au même moment.
    De cette façon, le Dauphin se donne la possibilité de retarder indéfiniment l’application du texte !... Jusqu’à sa mort, en 1380, il n’aura de cesse de lutter contre les Anglais pour défaire le traité de Brétigny. 14
  • Un bénéfice de cet accord est une trêve de neuf ans. 15

Ce traité de paix s’avère désastreux pour la Bourgogne. Les mercenaires congédiés par les anciens belligérants se regroupent en Grandes Compagnies et pillent la région, qui n’a plus les moyens de se défendre.

Jean le Meingre et Bonabes IV de Rougé et de Derval sont négociateurs français du Traité.

John Chandos est l’un des négociateurs anglais.

Des otages envoyés en Angleterre

Des otages sont livrés pour garantir le paiement de la rançon, qui, d’ailleurs, ne sera pas payée en totalité.

  • Troisième fils de Jean le Bon, Jean, comte apanagiste de Poitou en avril 1356, puis le 8 juin, lieutenant du roi " en tous les pays de par deça la rivière de Loire et par tout le Languedoc ", figure au nombre des quarante et un princes et hauts barons emmenés en otages à Londres. Les provinces atlantiques au sud de la Loire sont abandonnées aux Anglais.
  • Le plus important est l’ambassadeur et conseiller de Jean le Bon, Bonabes IV de Rougé et de Derval. 16
  • Pierre II de Valois, comte d’Alençon, naît en 1340, il est fils cadet de Charles II d’Alençon, comte d’Alençon, du Perche, et de Marie de la Cerda. Armé chevalier en 1350, il est l’un des otages envoyés en 1360 en Angleterre en échange du roi Jean II le Bon. Il ne revient en France qu’en 1370. 17
Alençon. 61
Alençon. 61
Photo : 28/10/2018.

Argentan est le siège du comte Pierre II d’Alençon. 18

Argentan. 61
Argentan. 61
La tour Marguerite. Photo : 22/05/2014.
  • Louis II dit le Bon. Pierre Ier de Bourbon (1311-1356), fils de Louis Ier, meurt à la bataille de Poitiers (1356). Son fils Louis II dit le Bon lui succède en 1356. Il se choisit comme emblème un cerf ailé.

En 1360 il fait partie des otages envoyés en Angleterre pour garantir l’exécution du traité de Brétigny. Louis II restera sept ans otage à Londres, où il mènera un train de vie dispendieux. Sa mère administre tant bien que mal le duché en son absence et en cette période troublée. Elle doit faire face aux routiers, au Prince Noir, à la peste, et payer les dépenses de son fils à Londres. Louis II est libéré en 1366. 19

  • Mathieu II de Roye. Fils de Jean II de Roye, seigneur de Roye, Guerbigny, Becquigny, Vespillières et Monchy-le-Perreux, il commande l’Armée en 1348, sert en Picardie sous le duc de Bourbon en 1351, puis sous le roi de Navarre en 1352, en Normandie en 1353, en Gascogne, Poitou et Saintonge sous le connétable, Charles d’Espagne, en Beauvaisis en 1357, en Champagne en 1359, à Paris (04/1360). Il est otage pour la délivrance du Roi Jean II captif en Angleterre. Il épouse en troisièmes noces en septembre 1363, Isabeau de Châtillon. Il meurt après 1377. 20

Après avoir échoué Édouard regagne l’Angleterre. Sa chevauchée se solde par un échec : il ne sera pas roi de France.

À partir du traité de Brétigny, on appelle Guyenne l’ensemble des possessions anglaises en Aquitaine. 21

Olivier IV de Clisson est réhabilité en 1360 par le roi de France Jean II en marge du traité de Brétigny. Ce geste vise à désamorcer les sources de conflit entre la France et l’Angleterre et son alliée, la Bretagne.

22 avril. Geoffroi de Rohan évêque de Vannes

Geoffroi de Rohan ou Geoffroy de Rohan est évêque de Vannes de 1360 à 1370 et évêque de Saint-Brieuc de 1370 à 1375. Son frère ainé, Alain VII de Rohan est le 10ème vicomte de Rohan.

Vannes. 56
Vannes. 56
Remparts et Cathédrale Basilique Saint-Pierre. Photo : 22/04/2017.

Chanoine de Saint-Malo, il est préconisé évêque de Vannes par le pape Innocent VI le 22 avril 1360. Quatre ans plus tard, il voit la bataille d’Auray. Peu après, il est transféré à l’évêché Saint-Brieuc à la demande du duc de Bretagne Jean IV dit le Vaillant, qui n’aimait pas Hugues de Montrelais, son prédécesseur, ni le pape Clément VII, auprès duquel ce dernier se rendait en Avignon, et qu’il ne voulut jamais reconnaitre comme pape légitime, prenant toujours le parti du pape Urbain VI. Mais il n’obtint pas de bulles du pape, puisque son prédécesseur à Saint-Brieuc garde son titre malgré son exil, et que Geoffroi n’eut pas de successeur à Vannes avant sa mort, qui survient en 1377. 22

8 juillet. Louis, fils de Jean II le Bon, épouse Marie de Blois

Louis fait une fois de plus preuve de son esprit d’indépendance en se mariant, sans aucune autorisation avec Marie de Blois alors qu’il était promis à une fille du roi d’Aragon. Marie est belle et est un bon parti car elle ouvre sur des droits à la succession de Bretagne, mais Jean le Bon et ses conseillers doivent déployer des trésors de diplomatie pour atténuer l’outrage fait à Pierre le Cérémonieux. Marie de Blois est la fille de Charles de Blois et de Jeanne de Penthièvre. 23

22 septembre. Poitiers est remise à Edouard III

En exécution du traité de Brétigny, en présence de Jean le Maingre, dit Boucicaut, maréchal de France et de John Chandos, dans la grande salle du palais de Poitiers, en une assemblée des échevins et des bourgeois, la ville et la province sont remises par le commissaire du roi de France à celui du roi d’Angleterre.

La capitainerie du château fut confiée à Guillaume d’Appelvoisin, d’une famille déjà ancienne dans le Poitou. 24

La noblesse du Poitou demande l’aide du Dauphin

Écrasée d’impôts, la noblesse du Poitou porta ses plaintes à la cour de France. Édouard fut cité comme vassal à comparaître devant les pairs pour s’expliquer sur ces griefs. Il répondit fièrement qu’il se rendrait à Paris avec 60.000 hommes. La guerre, recommença aussitôt. Chandos assiège et prend, en 1360, par trahison du gouverneur Belon , le château de la Roche-sur-Yon, au moment où il allait être secouru par Amaury de Craon, à la tête d’une armée française. 25

Edouard de Woodstock, le Prince Noir, repousse de Guyenne les Grandes Compagnies qu’il avait engagées une fois signée la paix avec Jean le Bon. Incapable de les contrôler, il doit supporter leurs pillages en Poitou et Berry.

29 septembre. Mort de Jeanne d’Auvergne et de Boulogne

Jeanne d’Auvergne, ou Jeanne de Boulogne, est née le 8 mai 1326, elle est comtesse d’Auvergne et de Boulogne, devenue reine de France par son second mariage en 1350 avec le duc de Normandie, futur Jean le Bon. Elle meurt de la peste, au château de Vadans, en Franche-Comté, près de Poligny. 26

24 octobre. Robert Knolles doit quitter Malicorne suite à la signature du traité de Brétigny. 27 Ce qu’il fait de fort mauvais gré car les Auxerrois lui devaient toujours la rançon de 40 000 florins qu’ils lui ont promise en échange de ce qu’il n’a pas détruit la ville, et ni le roi Jean ni celui d’Angleterre ne daignent le soutenir dans ses efforts pour mettre la main sur ce pactole. Fort fâché, il quitte Malicorne après y avoir tout détruit, village et château, ainsi que tout ce qui était à portée de sa main aux alentours. 28

24 - 26 octobre. Le Traité de Brétigny est ratifié à Calais par les rois Jean II de France et Édouard III d’Angleterre.

Charles ratifie les accords décidés à Brétigny. 29

24 octobre. Édouard III charge Guillaume de Grantson et Nicolas de Tamworth de faire évacuer les forteresses de Champagne, de Brie, des duché et comté de Bourgogne, de l’Orléanais et du Gâtinais. Thomas Fogg et Thomas Caun celles du Perche, du Chartrain, et du Drouais. Le sire de Pommiers, Bérard et Arnaud d’Albret celles du Berry, du Bourbonnais, de la Touraine et de l’Auvergne. Amauri de Fossat et Hélie de Pommiers celles du Périgord, du Quercy et de l’Agenais. Le captal de Buch Jean de Grailly, le sire de Montferrand et Thomas de Holland, celles de la Normandie, de l’Anjou et du Maine. 30

25 octobre. Libération de Jean II le Bon à Calais

26 octobre - 29 octobre. Jean le Bon est à Boulogne.

Louis, deuxième fils de Jean II le Bon et frère du Dauphin Charles, reçoit le droit d’hérédité sur son apanage d’Anjou, ainsi que le titre de duc et pair, son budget propre, sa Chambre des Comptes et le droit de nommer les hauts officiers royaux. 31

Angers. 49
Angers. 49
Le château. Photo : 12/10/2006.

Jean de Berry otage des Anglais

Libéré à l’automne 1360, après versement d’une part de sa rançon, le roi Jean le Bon accorde à son troisième fils Jean, le Berry et l’Auvergne, érigés en duchés-pairies.

Mais ledit Jean ne peut rentrer définitivement à Paris qu’en février 1366. 32 Et la reconquête de son Poitou va s’échelonner de 1369 à 1375. 33

Jean est apanagé comte-pair de Poitou en juin 1357 puis 1er duc-Pair de Berry en octobre 1360 par son père.

Jean de Berry est donné en otage aux Anglais lorsque le roi revient en France et il reste prisonnier en Angleterre jusqu’en 1367. 34

Lorsque fut signé en 1360 le calamiteux et humiliant traité de Brétigny, l’Angleterre stipula que les forteresses du Berry et du Bourbonnais seraient restituées au roi de France, Jean le Bon ; beaucoup de ceux qui les détenaient ne voulurent pas les rendre, et les plus tenaces furent les soldats de fortune qui disaient les garder par ordre du roi de Navarre, Charles le Mauvais.

Jean, pour dédommager son troisième fils auquel il enlevait le Poitou pour le donner aux Anglais, détacha le Berry de la couronne, et le lui donna en apanage. C’était presque défaire ce qui avait coûté tant d’efforts, d’argent et de ruse à Philippe Ier et à Saint-Louis.

A cette occasion, la province fut érigée en duché-pairie, et, depuis lors, elle resta l’apanage des enfants royaux, sauf à revenir à la couronne quand se produirait un manque d’héritiers mâles. 35

En 1360, Jean de Berry épouse Jeanne d’Armagnac, fille du comte d’Armagnac Jean Ier et de la comtesse de Charolais Béatrice de Clermont. Cinq enfants sont issus de cette union, dont Jean II de Berry (1363-1401), comte de Montpensier (1386-1401). Jeanne d’Armagnac meurt en mars 1387. 36

Philippe II le Hardi, quatrième fils de Jean II le Bon, devient duc de Touraine. Il a 18 ans.

Octobre. Raymond de Mareuil coupable d’homicide

Né vers 1330-1340, seigneur de Mareuil, Bourzac, Villebois, Vibrac et Montmoreau, Raymond de Mareuil est coupable en octobre 1360 d’homicide à Châteauneuf-sur Charente. 37

Édouard de Woodstock au château de Boutteville

Bouteville est proche de Châteauneuf-sur-Charente.

Lors du traité de Brétigny qui rend l’Angoumois à l’Angleterre, Bouteville devient par l’entremise de Jean Chandos l’une des neuf châtellenies de la sénéchaussée de l’Angoumois - l’une des treize de l’Aquitaine - avec Angoulême, Villebois, Merpins, Jarnac, Cognac, La Tour-Blanche et Aubeterre. Le Prince Noir qui résidait souvent à Angoulême venait souvent au château. 38

5 décembre. Ordonnance de création du « Franc à cheval »

A Compiègne, le roi Jean II crée une nouvelle monnaie, le « franc », de même valeur que la monnaie existante, la livre tournois.

Premier franc dit « franc à cheval »
Premier franc dit « franc à cheval »
Le « franc à cheval » de Jean le Bon. Wikimedia Commons.

Il succède à la livre tournois, qui fut l’unité de compte de l’Ancien Régime, le franc n’étant alors qu’une monnaie de règlement. Les premiers francs furent frappés à Compiègne le 5 décembre 1360, pour aider à payer la rançon du roi Jean II.

Le régent Charles fit fabriquer une nouvelle pièce, un écu d’or, dénommée plus tard le « franc à cheval », pesant 3,87 g d’or fin équivalant à 1 livre tournois ou 20 sols. Cette monnaie fut taillée à raison de 63 pièces dans un marc d’or fin de 244,75 g.

Le roi y est représenté sur un destrier, armé d’un écu à fleur de lys et brandissant l’épée, avec, inscrit dans la légende, le terme « Francorum Rex », c’est-à-dire : Roi des Francs. 39

Nuit du 27 au 28 décembre. Les Grandes compagnies prennent la ville de Pont-Saint-Esprit

Le pont sur le Rhône relie la Provence au Languedoc, c’est un point stratégique. Il a 25 arches, mesure 919 mètres de long et a été construit de 1265 à 1309. Le Pont du Saint-Esprit a la majeure partie de sa structure sur la commune de Lamotte-du-Rhône. 40

Bertrand du Guesclin au service du Dauphin

Bertrand du Guesclin est lieutenant de Normandie, d’Anjou et du Maine. Il est fait Chevalier de Pontorson et Capitaine de Normandie et passe au service du Dauphin Charles. Il est chargé de protéger ce territoire et les frontières issues du Traité. Il surveille les terres de ceux qui sont otages.

Il est qualifié « chevalier » dans un sauf-conduit du roi d’Angleterre, daté de Westminster, du 4 février 1360, et dans des lettres du duc d’Alençon, du 21 juillet 1361. 41

Jehan de Parcevaux parait à la montre passée par Duguesclin à Pontorson, Manche. 42

Olivier V de Montauban épouse Mahaud d’Aubigné

C’est le fils aîné de Olivier IV et de Jeanne de Malesmains, il devint chevalier banneret et seigneur de Montauban, de La Gacilly, de Gouneville, de Romilly, de Quinéville, de Marigny, de Tuboeuf, de Craon, de Brisolette, de la Bréchardière, puis, de par son mariage, de Landal et d’Aubigné. 43

C’est lui qui commence à restaurer le château de La Gacilly, les travaux seront continués par sa veuve.

Henri de Trastamare se réfugie en France, il a 26 ans

Henri de Trastamare, demi-frère de Pierre Ier de Castille, le Cruel, auquel l’opposa la première guerre civile de Castille, voyant s’étoffer son parti au fur et à mesure des exactions de son demi-frère décide d’attaquer en 1360 et se rend maître de la cité de Nájera. 44

Najera. Espagne
Najera. Espagne
Paysage près de Najera. Photo : 19/06/2018.

Au cours de la prise de la ville, Jean Fernandez de Hinestrosa, oncle de María de Padilla et favori de Pierre Ierde Castille, trouve la mort. En représailles, Pierre Ier fait mettre à mort deux des frères d’Henri et envoie ses troupes à Nájera dès le mois d’avril.

Henri de Trastamare est battu et doit se réfugier dans la ville. Inexplicablement, Pierre le Cruel ne met pas le siège devant la cité et retourne à Séville.

Henri de Trastamare se réfugie en France pour en revenir quelques années après, en 1364, accompagné de Bertrand du Guesclin et des Grandes compagnies, et envahir le royaume de Castille. 45

Les Anglais sont chassés de La Châtre

En 1360, les Anglais sont chassés de la ville par le sire de Sarzay. 46

La Châtre. 36
La Châtre. 36
Actuellement musée. Photo : 03/09/2019.
La Châtre. 36
La Châtre. 36
L’électricité, oui, les fils, non ! Photo : 03/09/2019.

Jean Ier de la Jaille garde Loudun

Prisonnier à Poitiers (1356), il paie rançon et entre au service du duc d’Anjou, frère de Charles V, qui lui donne la garde de Loudun (1360). Jean refuse de remettre son commandement au comte de Tancarville, par une interprétation hardie de la parole donnée. Le roi l’approuve et l’en félicite. 47

Olivier V de Montauban épouse Mahaud d’Aubigné

Fils aîné de Olivier IV et de Jeanne de Malesmains, il devient chevalier banneret et seigneur de Montauban, de La Gacilly, de Gouneville, de Romilly, de Quinéville, de Marigny, de Tuboeuf, de Craon, de Brisolette, de la Bréchardière, puis, de par son mariage, de Landal et d’Aubigné. 48

Il épouse, vers 1360, 49 Mahaud d’Aubigné, dame héritière de Landal et d’Aubigné. 50

Mort de Jehan Ier de Coetquen

Les sires de Coetquen étaient encore plus puissants que ceux de la Bellière, leurs voisins de la Vicomté. Après Raoul II et Guillaume II de Coetquen, leur descendant Jehan Ier de Coetquen accompagne Du Guesclin et combat pour Charles de Blois, au service duquel il est fait prisonnier et conduit en Angleterre, où il meurt en 1360. Son fils Raoul III épousa Marie de Guébriac. 51

Bertrand du Guesclin chasse les Anglais de Chenonceaux

Au XIIIème siècle, le Seigneur de Marques, vassal d’Amboise, occupe le fief de Chenonceaux et celui de Houdes tout à coté. En (1360) Du Guesclin en chasse les soudards Anglais, qui malgré le traité de Brétigny s’y maintenaient. 52

Bertrand du Guesclin prend le château de Bonneval ?

C’est à la suite du démantèlement de cette formidable citadelle, en 1242, que Coussac recouvre un rôle stratégique de premier plan : verrou du grand chemin de Limoges à Ségur et au Bas-limousin, le bourg devient, après les traités de Brétigny-Calais, l’un des enjeux des luttes franco-anglaises dans la région.

Contrôlant les routes Limoges-Brive et Méditerranée-Armorique au sud des Monts du Limousin, le château de Bonneval surplombe le bourg de Coussac. De fait, au début de la guerre de Cent Ans, Jean Ier, époux d’Alix de Montbrun, restaure et fortifie le château primitif, contraignant ainsi Du Guesclin à s’en emparer par la ruse en 1360, avant de le rétrocéder à Aymeric de Bonneval en 1363. 53

Son aspect n’a guère changé depuis 1360 époque à laquelle Duguesclin s’empara par ruse de la forteresse. Il en fit don à son ami Pierre de la Roche Rousse. Ce fut le seul moment où le château sortit de la famille de Bonneval, de 1360 à 1363. À cette date Aymeric de Bonneval prête hommage à Charles V et celui-ci lui rendit le château. 54

Pendant la Guerre de Cent Ans, plusieurs membres de cette illustre famille prirent cependant le parti de l’Angleterre. Ce fut le cas de Jean III, seigneur de Bonneval, qui se rangea avec ses frères dans le camp anglais, puisque le traité de Brétigny (1360) venait de les assujettir à l’Angleterre. Les Bonneval furent déclarés alors en France « ennemis et rebelles » et leurs biens meubles furent donnés au connétable Bertrand du Guesclin. Mais en en 1373, un autre Bonneval (Aymeric) rentra avec ses frères sous l’obéissance du roi de France Charles V. 55

Est-ce que Bertrand du Guesclin qui défend la Normandie est à Bonneval en 1360 ? Ne serait-ce pas plutôt en 1370 alors qu’il prend Saint-Yrieix ? Ou en 1372 ? 56

Thomas de Woodstock reçoit Villeneuve-la-Comtesse

Thomas de Woodstock - né le 7 janvier 1355 et mort le 8 septembre (ou 9) 1397 à Calais - est le douzième et dernier enfant du roi d’Angleterre Édouard III et de la reine Philippa de Hainaut. 57

Le château de Villeneuve-la-Comtesse est situé au sud du village. Du XIVe siècle, il est remarquable par son donjon imposant de 10 mètres de côté. Il est construit sur un terre-plein de 48 mètres sur 58 mètres entouré de fossés de 15 mètres de large maintenant en partie comblés. Le châtelet d’entrée carré de 10 mètres de côté est au centre de la façade nord. Il est encore haut de 18 mètres bien qu’ayant été dépossédé de ses créneaux et de ses mâchicoulis en 1848. D’après les archives il était haut de près de 28 mètres. L’entrée s’y faisait par le pont-levis et une poterne. Deux tours de 4 mètres de diamètre et 10 mètres de hauteur sont aux angles sud-est et sud-ouest et les courtines sud, est et ouest de 10 mètres de hauteur forment avec elles et le donjon l’enceinte qui pourrait remonter au XIVe siècle. Le bourg est créé au Moyen Âge lors des défrichements de la forêt de Chizé.

La châtellenie de Villeneuve devient anglaise, en 1360, et la propriété d’Edouard III qui transmet Villeneuve à son fils, Thomas de Woodstock. 58

Jean de Montagu fils illégitime de Charles V ?

Jean de Montagu est le fils légal de Gérard de Montagu (lui-même fils de Robert le Gros dit Montagu, de la famille des le Gros), un des secrétaires du roi Charles V, et de Biette de Casinel, sœur de Ferry Cassinel, l’archevêque duc de Reims et pair de France.

Il y a eu beaucoup de littérature contradictoire écrite sur lui, principalement au XIXe siècle. Cela a causé confusion quant à savoir s’il était le fils illégitime de Charles V ou pas, issu d’une liaison amoureuse très publique que le dauphin avait avec sa mère Biette (il porte les armoiries de sa famille en public), connue pour s’être produite après 1360, contrairement à ce que certaines autres sources affirment, quand Charles s’est éloigné de sa femme pendant un certain temps après le retour de son père de captivité quand il est relevé des responsabilités du gouvernement, et avant son retour et sa mort en Angleterre en 1364, quand Charles reprend le contrôle du gouvernement.

C’est connu, avant son retour et son dernier voyage en Angleterre, que le roi Jean anoblit le secrétaire royal de confiance Gérard de Montagu par lettres données à Amiens en décembre 1363, pour oindre le nouveau couple loin de la dangereuse ville de Paris (la Grande Jacquerie se déroula quelques années avant) qui élèvera le fils à naître Jean. En effet le dauphin Charles n’avait eu que deux filles mortes en bas âge avec sa femme, avant de la quitter pour Biette en 1360, et n’avait pas encore de fils et héritier légitime. Il est ainsi retourné à sa femme.

Un certain nombre d’années plus tard, quand Jean de Montagu atteint l’âge adulte, le roi Charles V prend le jeune homme comme secrétaire, puis comme conseiller, et lui enseigne les façons du gouvernement avant son mort en 1380. Jean devient un ami très intime et conseiller du jeune Charles VI. 59

Lucien Merlet. Pages 252-253. Jean II de Montagu l’aîné naquit au plus tard en l’année 1349 ou 1350. On prétendit que sa grande fortune était due à ce qu’il était le fils naturel de Charles V. On sait de plus qu’il eut pour parrain Jean, depuis roi de France en 1350, alors que ce prince n’était encore que duc de Normandie. Ainsi Charles V n’avait que douze ou treize ans lors de la naissance du grand maître. Quoi qu’il en soit, si Jean de Montagu n’est pas le fils de Charles V, on ne peut nier que la beauté de Biette de Cassinel n’ait été pour quelque chose dans la grande fortune de son mari et de son fils.

Lucien Merlet. Page 254. Ce fut dans les premières années du règne de Charles VI que Jean de Montagu se maria avec Jacqueline de la Grange, alliance qui montre combien déjà était grande sa puissance, et qui contribua encore à augmenter son crédit. Jacqueline de la Grange était la nièce du fameux Jean de la Grange, cardinal d’Amiens et premier ministre de Charles V, qui, ayant apprécié les qualités du secrétaire du roi, ne dédaigna pas de lui offrir une alliance avec sa famille.

Jean II de Montagu connut une belle carrière sous Charles VI.

Lucien Merlet. Page 277. Octobre 1409. L’exécuteur Pierre du Préau lui trancha la tête du premier coup de hache et la mit aussitôt au bout d’une lance ; de là, il ot pendre le tronc par les aisselles au gibet de Montfaucon : mais il ne fit aucune mention des causes de la condamnation, comme c’est la coutume. 60

Yvonig Gicquel situe avec détails le personnage breton dans le contexte de guerre entre la France et l’Angleterre. Il explique clairement ses changements d’alliance, les mariages d’intérêt, sa volonté d’être un contre-pouvoir à Jean de Montfort, les acquisitions de seigneuries, le développement de ses activités commerciales. Il montre comment Olivier de Clisson, l’« éborgné » d’Auray, s’est hissé au titre de connétable de France en 1380 et au premier rang des seigneurs bretons. Dans quel but ? devenir le régent de la Bretagne, le duc. Yvonig Gicquel devait être un spécialiste de la monnaie, aux pages 173 à 201 et 285 à 304, il parle de la fluctuations des monnaies, de l’évolution du prix de l’or et de l’argent, de la fortune d’Olivier de Clisson. Bertrand du Guesclin est cité dans une bonne vingtaine de pages. On sent qu’Yvonig Gicquel regrette qu’Olivier de Clisson ne soit pas aussi célèbre que Bertrand du Guesclin. 61

Olivier de Clisson
Olivier de Clisson
Yvonig Gicquel. Olivier de Clisson. Jean Picollec. 1981. 330 pages.
Olivier de Clisson
Olivier de Clisson
Yvonig Gicquel. Olivier de Clisson. Jean Picollec. 1981. 330 pages.